Anomalies à Tihange 2: le ministre de l'Intérieur charge Engie-Electrabel

Après l'AFCN (Agence fédérale du contrôle nucléaire), c'est au tour du ministre de l'Intérieur d'évoquer une responsabilité d'Engie-Electrabel dans les soucis que rencontrent plusieurs réacteurs nucléaires du pays en ce moment. Jan Jambon était interrogé à ce sujet en commission de l'Intérieur à la Chambre ce mercredi après-midi.

La semaine dernière, le témoignage anonyme d'un collaborateur d'Engie-Electrabel révélait que les fragilités du béton du réacteur de Doel 3 étaient connues depuis les années 90. Mardi, la VRT apprenait que comme à Tihange 3, les armatures métalliques des installations de sécurité de Tihange 2 n'avaient pas été placées correctement. Ces problèmes étaient connus de l'AFCN qui confirme les anomalies. 

Répondant à une question du député écologiste Jean-Marc Nollet sur Tihange 2, Jan Jambon déclare aujourd'hui en commission à la Chambre qu'"il semble que la gravité des dégradations a été incorrectement estimées et que les travaux de réparation auraient dû avoir lieu plus tôt". Le ministre de l'Intérieur ajoute que des investigations à Tihange 2 sont toujours en cours, "mais ont déjà montré des indications d'anomalies dans le positionnement des armatures"

Vers une action en justice? 

Pour le député Jean-Marc Nollet, le ministre de l'Intérieur pointe clairement du doigt la responsabilité de l'exploitant des centrales nucléaires. Jean-Marc Nollet demande dès lors au gouvernement fédéral d'intenter une action en justice contre Engie-Electrabel. "Cela nous permet de demander aujourd'hui que l'opérateur, Electrabel prenne à sa charge les augmentations de prix liées à sa responsabilité." 

L'arrêt simultané de plusieurs réacteurs nucléaires oblige effectivement la Belgique à importer de l'électricité ce aura sans doute des conséquences sur la facture d'électricité.

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