Alexander De Croo sur les métiers pénibles: "Le politique doit mener le débat, pas les syndicats"

Interrogé sur le fait que l'Open VLD affirme ne pas être lié à l'accord conclu au sein du comité A de la fonction publique sur la liste des fonctions pénibles, Alexander De Croo, le vice-premier ministre Open VLD, a tenu à préciser ceci : "Commençons par dire qu'il n'y a pas de liste. Aucune liste n'a été discutée dans le gouvernement. A un moment donné, on en discutera, mais je pense que ce n'est pas le moment pour l'instant. Ce qui est important, c'est qu'on puisse regarder tout le monde droit dans les yeux. Tant les personnes qui travaillent sur les chantiers à l'extérieur et qui travaillent dans des conditions difficiles que les indépendants qui travaillent parfois 7 jours sur 7".

Et d'ajouter : "On va mener cette discussion pour tout le monde, pas uniquement pour les fonctionnaires statutaires".

"Le politique doit mener le débat, pas les syndicats"

Quant à savoir si cela ne risque pas de "gripper" la concertation sociale, il rétorque : "Ceci est une discussion fondamentale pour la société. Et cette discussion, c'est le politique qui doit la mener, pas les syndicats. Et c'est nous qui menons la concertation et les syndicats ont une place dans la concertation. Mais c'est nous qui le faisons, ce n'est pas les syndicats qui le font. Et donc, il y a une certaine procédure, et à un moment donné on discutera d'une liste. Pour l'instant, il n'y a pas de liste. La liste n'a pas été discutée au sein du Comité A".

"Une étape dans la procédure"

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) s'est lui montré plus diplomate. Il parle d'"une procédure qui va se dérouler en plusieurs étapes" : "Il y a maintenant un premier schéma qui concerne le secteur public. Il va falloir aussi discuter aussi pour le secteur privé. On sait qu'il y a des métiers pénibles aussi dans le secteur privé. Donc c'est quand on aura une vue d'ensemble que l'on pourra réellement arrêter la situation. Maintenant, c'est une étape dans le procédure"

"Un cadre budgétaire annoncé"

Didier Reynders rappelle toutefois que ces discussions s'inscrivent "dans un cadre budgétaire qui a été annoncé dès le départ aux partenaires sociaux".

Ce qui veut dire qu'"on va aussi vérifier que tout ce qui sera sur la table, une fois que l'on aura négocié avec le secteur privé, ne dépasse pas les limites budgétaires".

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