Alexander De Croo, Premier ministre : "Les fêtes de fin d'année ne seront pas comme elles l'ont été l'année passée"

Alexander De Croo (Open VLD), le Premier ministre, était ce lundi l’invité de Matin Première. A l’heure où une embellie semble se dessiner sur le front de l’épidémie, il rappelle malgré tout que "la situation sanitaire reste très difficile".

"Il y a certains chiffres qui vont légèrement dans le bon sens pour la première fois", note Alexander De Croo. Mais "la pression dans les hôpitaux reste extrêmement grande".

Pour le Premier ministre, il est trop tôt pour parler de pic de la deuxième vague. "Ce qui est important c’est que chacun continue à respecter les mesures : travailler de la maison quand c’est possible, garder les distances, porter un masque…"

Le défi sera donc de tenir sur la longueur. "Je sais que ce qu’on demande est très difficile. On voit des premiers effets", ajoute Alexander De Croo. Quid alors des prochaines semaines ? Le Premier ministre ne se risque pas aux prévisions et évoque "une réévaluation des mesures" fin novembre.

Ne pas "donner un faux espoir"

D’ici là, pas question de "donner un faux espoir" ni de céder aux pressions de l’un ou l’autre secteur comme cela a été "trop souvent" le cas auparavant. Pour Alexander De Croo, il est par ailleurs "trop tôt pour savoir si on a fait des fautes ou pas. On apprend toujours. C’est un virus qui n’a pas de manuel."

Une chose est sûre selon lui : "Les fêtes de fin d’année ne seront pas comme elles l’ont été l’année passée. Dire maintenant quelles seront les mesures en vigueur à ce moment-là, c’est impossible de le faire." Dans un contexte économique difficile, il invite au passage les Belges à consommer local pour soutenir l’économie.


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Avant la période des fêtes, il y aura bien sûr la reprise des cours, fixée au 16 novembre prochain. Sur ce point, le Premier ministre affirme que la situation dans les écoles est suivie "de très près". Et d’ajouter : "Il y a clairement un certain risque quand des gens se rencontrent, c’est toujours le cas avec une pandémie comme celle-ci."

Cependant, tempère Alexander De Croo, maintenir l’enseignement est primordial dans la mesure où "des enfants ont un retard d’éducation par rapport à la première vague."

Revalorisation salariale dans les soins de santé

Il y a le secteur de l’éducation… et puis il y a le secteur des soins de santé, lui aussi mis à rude épreuve ces derniers mois. Un chèque consommation de 300 euros a déjà été promis au personnel. Une revalorisation salariale devrait suivre.

"Un budget d’un milliard a été inscrit pour le faire. Ça se fera l’année prochaine, affirme le Premier ministre. Le budget a été accordé, mais ça prend un petit peu de temps. Pour combler le fait que la revalorisation se fait dans le courant de l’année prochaine, on fait [un geste] cette année-ci."

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