Alexander De Croo: le Fédéral devrait pouvoir avoir le dernier mot dans certains dossiers

Pour Alexander De Croo, vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement, le fédéralisme à la belge ne fonctionne plus : "Le modèle belge du fédéralisme belge était qu'on trouvait des consensus et on essayait de mettre toutes les têtes dans la même direction. Ce que moi je vois quand même, c'est que sur quelques dossiers on n'arrive plus à trouver de solutions". 

"Au lieu d'exporter nos atouts, on exporte nos problèmes"

C'est le cas pour le stade national "où au lieu d'exporter nos atouts, on est en train d'exporter nos problèmes", précise-t-il.  C'est aussi le cas avec "les questions de notre aéroport national" et "les discussions sur le climat"

"Je constate que dans quelques domaines où les intérêts ne sont pas des intérêts purement régionaux ou d'une ville, mais plutôt des intérêts d'un pays, ou même au-delà d'un pays, on arrive plus à décider", ajoute-il. 

Le Fédéral devrait pouvoir trancher 

A la question de savoir s'il faut refédéraliser certaines compétences, Alexander De Croo, invité de Matin Première répond : "Moi je pense que certaines compétences ou bien soit il faut les refédéraliser ou bien il faudrait instaurer une sorte de hiérarchie où on dit : 'Oui, naturellement qu'on va discuter avec tout le monde autour de la table. Mais si on ne s'en sort pas, que là, au niveau fédéral, on ait un certain droit de pouvoir pousser dans une direction"

Et il précise : "Ce n'est pas parce que je suis Flamand, que je ne défends pas l'intérêt de tous les Belges".

Quid du comité de concertation ? 

Pouvoir discuter entre l'Etat fédéral et les entités fédérées, c'est le rôle du comité de concertation. Est-ce que cela veut dire qu'il ne sert plus à rien ? 

"Moi je vois que l'on fait des réunions avec 30-40 personnes autour de la table et souvent, après une longue discussion on prend acte et puis, il n'y a pas grand chose qui se règle", déclare Alexander De Croo.

"Et donc, ou bien on dit : 'Ce n'est pas possible aujourd'hui, ce ne sera pas possible pour le futur'. Ca, je trouve que c'est une vision très fataliste. Ou bien, on essaie de trouver un moyen pour prendre des décisions qui vont au-delà des intérêts régionaux", ajoute-t-il. 

Et de préciser : "Pour ne pas de nouveau s'orienter dans une longue discussion de réforme d'état, qui en Belgique prend beaucoup d'énergie et mène souvent a beaucoup de crispation, peut-être que, dans un première étape, on pourrait les définir autour de certains dossiers. Quand on a vraiment en tête le bien-être de la population, il faut dépasser les stéréotypes que l'on a trop souvent des uns et des autres"

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