Pas d'assouplissement à Noël, a tranché Alexander De Croo, qui assure : "Oui, je me ferai vacciner, mais quand ce sera mon tour"

Alexander De Croo était l’invité de l’émission Jeudi en Prime, après le Journal Télévisé de 19h30. C’était quelques heures après la présentation officielle de la stratégie de vaccination qui a été validée par la Conférence interministérielle Santé publique.

Le gouvernement espère commencer la vaccination le 5 janvier, lorsque les premières doses seront disponibles. Cela devrait, dans un premier temps, concerner 300.000 personnes, prioritairement dans les maisons de repos et les établissements de soins. Cette arrivée du vaccin signifie-t-elle une sortie de la crise sanitaire ? " C’est une bonne nouvelle, on a tous espéré cela ", se réjouit Alexander De Croo, le Premier ministre qui confirme que, " si les choses se passent bien ", selon le scénario le plus optimiste, la Belgique disposera des 600.000 premières doses destinées à vacciner, en deux fois, les premières 300.000 personnes.

Rien ne garantit encore à ce stade que la vaccination débutera le 5 janvier en Belgique. Avant cela, il faudra que l’Union Européenne, via l’Agence européenne des médicaments, teste les vaccins disponibles et autorise leur commercialisation. Il faudra aussi que les firmes pharmaceutiques parviennent à fabriquer, d’ici là, les doses achetées par les Etats membres de l’Union européenne, dont la Belgique. Et dans tous, les cas, vacciner 70% de la population belge prendra du temps. " Cela va prendre du temps. Le deuxième et le troisième trimestre (de 2021) seront nécessaires ", estime Alexander De Croo.

L’arrivée du vaccin, la sortie de la crise sanitaire ?

 

Le gouvernement espère commencer la vaccination le 5 janvier, lorsque les premières doses seront disponibles. Cela devrait, dans un premier temps, concerner 300.000 personnes, prioritairement dans les maisons de repos et les établissements de soins. Cette arrivée du vaccin signifie-t-elle une sortie de la crise sanitaire ? " C’est une bonne nouvelle, on a tous espéré cela ", se réjouit Alexander De Croo, le Premier ministre qui confirme que, " si les choses se passent bien ", selon le scénario le plus optimiste, la Belgique disposera des 600.000 premières doses destinées à vacciner, en deux fois, les premières 300.000 personnes.

Rien ne garantit encore à ce stade que la vaccination débutera le 5 janvier en Belgique. Avant cela, il faudra que l’Union Européenne, via l’Agence européenne des médicaments, teste les vaccins disponibles et autorise leur commercialisation. Il faudra aussi que les firmes pharmaceutiques parviennent à fabriquer, d’ici là, les doses achetées par les Etats membres de l’Union européenne, dont la Belgique. Et dans tous, les cas, vacciner 70% de la population belge prendront du temps. " Cela va prendre du temps. Le deuxième et le troisième trimestre (de 2021) seront nécessaires ", estime Alexander De Croo.

La Belgique évitera-t-elle les écueils dans l’organisation de la campagne de vaccination ?

On l’a vu, depuis le début de l’épidémie, la gestion de la crise sanitaire en Belgique n’a pas été une mince affaire. La complexité de l’Etat belge n’a pas facilité les choses. La difficulté de mise en place du système de tracing ou la pénurie d’écouvillons nécessaires à la réalisation de tests de dépistages sont des exemples des difficultés rencontrées.

 Sachant qu’en matière de vaccination, les compétences sont partagées entre l’Etat fédéral et les entités fédérées, comment la Belgique pourra-t-elle parvenir à mener la campagne de vaccination contre le Coronavirus à bien ? " On n’a pas le droit à l’erreur ", estime Alexander De Croo. Ces deux dernières semaines, la task force " vaccination " a travaillé à l’élaboration de la stratégie de vaccination belge. Il reste à être prêt à vacciner dès le 5 janvier, si les fabricants sont en mesure de commercialiser les premiers vaccins à cette date. " La population attend cela de nous, c’est un devoir d’être prêts pour le scénario le plus positif, le 5 janvier ", déclare Alexander De Croo.

Il faudra aussi convaincre la population de se faire vacciner

L’objectif des autorités belges est de parvenir à vacciner 70% de la population, sur base volontaire. Pour y parvenir, il faudra remporter l’adhésion de la population. Pour cela, il faudra convaincre de l’efficacité du vaccin. " Ce n’est pas moi qui vais l’expliquer, il faut donner de l’espace aux scientifiques. C’est à eux de répondre aux questions et les gens ont beaucoup de questions ", estime Alexander De Croo.

Le Premier ministre compte se faire vacciner. " Oui, je le ferai, mais je vais respecter la séquence qui s’applique à toute la Belgique ", a déclaré Alexander De Croo, faisant référence aux phases prévues dans la stratégie de vaccination. On vaccinera d’abord dans les maisons de repos et de soins, ensuite dans hôpitaux et chez les personnes à risques de complications, puis dans les fonctions essentielles et enfin, dans le reste de la population adulte.

Tout le monde ne sera pas vacciné avant l’été, a confirmé le Premier ministre. " Cela dépend du tempo des fabricants de vaccins ", estime Alexander De Croo. " Le public large ne sera pas vacciné en janvier, février ou mars ", ajoute le Premier ministre. Dans ce contexte, les Belges peuvent-ils faire des projets de vacances pour l’été en étant assuré d’être protégé du virus ? " J’aimerais donner cette perspective, mais donner de faux espoirs, c’est pire ", a déclaré le Premier ministre. Il estime cependant que, si l’on continue dans les semaines à venir à faire baisser les chiffres de l’épidémie, une nouvelle phase avec des mesures plus souples sera possible.

 

Pas d’assouplissement pour les fêtes

On le sait, les fêtes de fin d’année seront particulières. Le dernier comité de concertation n’a pas décidé de permettre aux citoyens de fêter Noël ou le réveillon de la Saint-Sylvestre en plus grand nombre. Les bulles seront restreintes. Peut-on encore imaginer que d’ici le 24 décembre, le comité de concertation se réunisse pour autoriser les Belges à festoyer avec quelques personnes de plus que leur bulle familiale ? Du côté du PS et du MR, des voix s’élèvent pour dire que les chiffres sont bons et qu’on pourrait assouplir les règles à Noël. 

Pour le Premier ministre, pas question d’aller dans cette voie, même si l’on atteint les seuils de 800 contaminations par jour et de 75 hospitalisations quotidiennes, seuils fixés par le gouvernement pour commencer à réévaluer les mesures. " Tous les modèles des scientifiques nous disent que si on continue à maintenir les mesures comme on le fait maintenant, que quelque part mi-janvier, on passera en dessous de ce seuil ", explique Alexander De Croo. 

Il serait illusoire de voir les chiffres baisser à ce point d’ici Noël. Quand bien même ils le feraient, cela ne permettrait pas un assouplissement des mesures : " Non, parce que la décision prise est qu’on doit rester trois semaines en dessous de ce seuil ", explique Alexander De Croo. " Honnêtement, il n’y aura pas d’assouplissement ", ajoute-t-il.

Et à ceux qui réclament plus d’humanité, le Premier ministre répond : " C’est quoi l’humanité ? Est-ce que ce n’est pas de se dire qu’on va changer notre comportement et éviter de mettre en péril la vie des personnes les plus vulnérables ? Pour moi, le message pour Noël, c’est ça ".

 

Que dire alors aux Belges qui ne respecteront pas les règles et se réuniront pour les fêtes de fin d’année ?

Que dire à ceux qui doutent de la nécessité des règles sanitaires ? " Il y aura des contrôles. Mais avez-vous vraiment besoin d’un contrôle de police pour savoir qu’à un moment où le virus est encore très répandu dans la société, qu’aller fêter Noël avec 7, 8, 10 personnes […] c’est irresponsable de le faire ? ", répond le Premier ministre.

Ce dernier mise sur la sagesse d’une grande majorité de la population.

Pas de réouverture des salons de coiffure en décembre

Quant aux coiffeurs qui ne comprennent pas l’obligation de fermeture des salons, alors qu’ils estiment prendre des précautions. Pourrait-on leur permettre de rouvrir ? " Non, parce que les avis scientifiques que nous avons reçus nous ont dit que ce n’était pas une bonne idée de rouvrir les métiers de contact ", confirme le Premier ministre.

 

Pas de vacances de ski

Qui dit fin d’année, dit, pour certains, vacances. En France, le président Macron veut éviter que les Français se ruent dans les stations de ski qui seront ouvertes en Espagne ou en Suisse. La Belgique compte-t-elle dissuader les Belges de partir aux sports d’hiver ? " Je me suis exprimé il y a deux semaines en disant que je pensais que c’était une mauvaise idée. Entretemps, en France, ils ont décidé de ne pas faire fonctionner les remontées mécaniques jusqu’à la mi-janvier. En Autriche, ils ont décidé de réserver leurs stations de ski uniquement aux Autrichiens ", explique Alexander De Croo qui, à ce sujet, épingle une étude de l’Université d’Anvers qui montre que 0,4% des Belges ont l’intention de partir aux sports d’hivers.

" Les Belges comprennent très bien ce qu’on attend d’eux et la très grande majorité des gens le font. Je voudrais les remercier. On a souvent tendance à pointer du doigt ceux qui ne le font pas, mais la très grande majorité des gens sont de bonne volonté " conclut le Premier ministre.

Alexander De Croo était l’invité de l’émission Jeudi en Prime ce 03/12/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK