Alda Greoli: "Le cdH ne va pas mourir et ce qu'il représente ne peut pas mourir, c'est essentiel"

La Vice-présidente du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et son parti sont face à une année capitale. À l'aube des élections communales et fédérales et après la crise qui a provoqué un effondrement du parti dans les sondages, le cdH n'a d'autre choix que remotiver ses troupes pour regagner le cœur de ses électeurs.

Ces deux premiers jours de septembre marquent la fête des familles pour le parti des humanistes, l'occasion de remettre au gout du jour ses valeurs et fondements : alliance, cohésion, bien-être, tout ce qui s'oppose au "simplisme et au populisme". Et il ne s'agit pas simplement de jolies paroles, Alda Greoli l'assure "nous avançons que ce soit sur les 48 millions dégagés pour les crèches ou les 12.000 places créées en maison de repos". Investir pour le bien-être de la population, "la cdH touch", il semblerait.

Depuis que le cdH a fameusement échoué à "débrancher la prise" à l'été 2017, les sondages n'annoncent plus rien de bon pour le parti et la côte de popularité dégringole. Mais pour la ministre, une chose est sûre et certaine : "le cdH ne peut pas mourir et ce qu'il représente pour la société ne doit pas mourir, c'est essentiel".

Et pour les communales, on fait quoi?

Pour les communales d'octobre, dont l'échéance arrive à très grands pas, le cdH mise sur la démocratie locale. Comprenez : "Faire vivre le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens et pour ça il faut être concret en poussant les esprits de quartier, en créant des espaces de jeux, des activités, et en participant à une dynamique d'emploi". En résumé : construire un mieux vivre.

Pour la numéro deux du gouvernement wallon et de la FWB, c'est également l'occasion de faire le bilan et de revenir sur les avancées de ses gouvernements. Pour le Pacte d'excellence, qui est dans la bouche de tous à l'approche imminente de la rentrée, les conclusions sont très positives. Un projet mené par la "main de maître de Marie Martine Schyns, des acteurs de terrain convaincus et qui assurent la pérennité du projet peu importe le gouvernement", et surtout une concrétisation politique pour le cdH.

Côté photovoltaïque, Alda Greoli croit toujours en un accord prochainement et surtout promet que le 1,5 milliard à éponger ne sera pas ponctionné aux Wallons. "Il est hors de question que la facture d'électricité des Wallons soit augmentée." Même si elle se refuse de "solutionner les problèmes sur les ondes radio", madame la ministre assure tout de même que le dossier trouvera une issue raisonnable et utile et ce, sans augmentation.

Quoi qu'il en soit, les choix d'Alda Greoli, de ses gouvernements et de son parti sont assumés et reflètent l'envie de faire de la "Communauté française un lieu de création qui va bien au-delà d'un repli identitaire et qui lutte contre les populismes et simplismes". La boucle est bouclée.

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