Alain Mathot: le rapport de la Commission des poursuites sévère avec la Justice liégeoise

Alain Mathot ne sera probablement jamais jugé pour les accusations de corruption dans le dossier de l'incinérateur d'Intradel. On sait depuis jeudi dernier que la Commission des poursuites de la Chambre s'est prononcée par 5 voix contre 2, contre la levée d'immunité parlementaire du député socialiste liégeois, bourgmestre de Seraing et inculpé dans cette affaire depuis novembre 2011. Aujourd'hui, le rapport de la Commission des Poursuites a été publié.

Il sera être examiné dès ce jeudi en séance plénière de la Chambre. Tout indique que le vote devrait confirmer le refus de la demande formulée par le Procureur général de Liège de lever l'immunité parlementaire d'Alain Mathot.

Le parquet n'a pas suffisamment étayé son dossier

On en sait donc un peu plus sur le refus de la Chambre de lever l'immunité parlementaire d'Alain Mathot.

Le rapport de la Commission des poursuites est particulièrement sévère avec la justice liégeoise. On peut y lire que "le parquet n'a pas suffisamment étayé son dossier et suscite une impression de partialité, mais aussi que l'instruction a été menée essentiellement à charge et non à décharge."

Les conclusions pointent des coïncidences troublantes dans la chronologie : une perquisition au domicile d'Alain Mathot pendant la période de dissolution parlementaire, son inculpation au moment de la formation du gouvernement en novembre 2011, des fuites en cours de campagne électorale. Des moments cruciaux pour Alain Mathot, dit le rapport, "qui ne peuvent s'expliquer que par la volonté systématique de lui nuire".

Des apparences d'acharnement

Et puis les demandes de devoirs complémentaires formulées par Alain Mathot sont restés lettre morte. Ses plaintes pour violation du secret de l'instruction classée sans suite.

Bref, des apparences d'un acharnement qui ont convaincu les 5 représentants NVa, VLD et évidemment socialistes de ne pas accéder à la demande de levée d'immunité parlementaire, contrairement aux 2 membres MR et CD&V qui, dans une conception plus restrictive de la procédure de levée d'immunité, ne voyait pas suffisamment de raisons pour s'y opposer.

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