Alain Maron: "C'est impossible de faire un big bang climatique, il faut surtout un big bang des consciences"

Dans le nouveau gouvernement bruxellois, l’Ecolo Alain Maron sera ministre de l’Environnement, de l’Energie et du Climat, de l’Eau, de la Propreté et du Port de Bruxelles. Interrogé sur La Première, il explique que l’assemblée tenue mercredi au sein de son parti afin de désigner ceux qui seront membres du gouvernement Vervoort III a été "longue puisqu’on a débattu jusque vers 2 heures du matin". Barbara Trachte a été choisie comme secrétaire d'Etat par Ecolo, plutôt qu’Isabelle Pauthier, personnalité issue de la société civile (elle dirigeait l’ARAU). "Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres partis, les ministres ne sont pas désignés d’en haut. Il faut l’aval de l’assemblée générale, et à la fin ce sont les membres qui, à bulletin secret, ont le dernier mot. Visiblement ils ont préféré jouer la continuité et le travail remarquable de Barbara Trachte comme députée et comme cheffe de groupe à la Communauté française."

Pour la première fois, le portefeuille de l’Economie bruxelloise arrive chez Ecolo. "Pour nous c’est quelque chose d’important"; poursuit Alain Maron : "Nous avons toujours dit que la transition économique et solidaire reposait sur les trois axes du développement durable, c’est-à-dire le social, l’environnement, mais aussi l’économie. Il faut tout doucement faire basculer le système économique, en tout cas au niveau de toutes les aides et les soutiens que la Région bruxelloise octroie. Il faut tout doucement aller vers de l’économie qui soit responsable d’un point de vue environnemental et social. La première ressource de Bruxelles ce sont les Bruxelloises et les Bruxellois, cette masse de talents. Il y a donc un vrai enjeu de travail et d’emploi pour les Bruxellois. L’autre ressource c’est l’économie circulaire, faire en sorte que la production économique recycle les ressources naturelles, plutôt que les jeter purement et simplement".

Ce mouvement doit être progressif, selon le nouveau ministre Ecolo : "Nous ne croyons pas qu’il soit possible de changer un gouvernail à 180 degrés en quelques années. C’est impossible de faire un big bang climatique, ce que nous devons faire, c’est surtout un big bang des consciences, et puis progressivement un big bang dans les actes. La transition écologique et sociale, le fait que l’on arrive à une région décarbonée (zéro carbone à l’horizon 2050, et déjà des objectifs ambitieux d’ici 2030), c’est avec tout le monde. Il faudra que l’ensemble des partenaires : les partenaires économiques, sociaux et associatifs soient dans la barque et fassent bouger le bateau progressivement. Mais nous ne voulons pas attendre 105 ans, les objectifs qui sont dans l’accord de gouvernement sont ambitieux et devront produire des effets concrets à la fin de la législature", promet-il.

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