Ajustement budgétaire: la Wallonie fixe son chiffre à 140 millions, pas plus

Ajustement budgétaire: la Wallonie fixe son chiffre, 140 millions, pas plus
Ajustement budgétaire: la Wallonie fixe son chiffre, 140 millions, pas plus - © HERWIG VERGULT - BELGA

Après l’annonce inopinée par le fédéral reportant sur les régions une dette bien supérieure à celle jusqu’ici annoncée, le gouvernement wallon abat ses cartes. Tant qu’il n’est pas démontré que sa dette a explosé, il travaillera à l’ajustement budgétaire sur base de ses propres calculs. Et pour lui, l'effort complémentaire à fournir est de 140 millions d'euros, pas davantage.

Pas de contestation unilatérale des Wallons: ils veulent avant tout discuter. On s’attendait, disent-ils, à faire plus que les 70 millions d’économie annoncés. On avait d’ailleurs plusieurs fois sollicité des explications du fédéral qui a toujours refusé de communiquer, selon le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS): "On ne s’oppose pas pour le principe de s’opposer. Ce que l’on veut, c’est faire les efforts que nous devons faire mais dans toute la clarté, la transparence requise. Donc pourquoi ce front du refus du fédéral".

Côté wallon, on explique que le fédéral refuse de confronter sa méthode de calcul avec celle des régions. Maxime Prévot (cdH) y voit le signe que, soit le gouvernement fédéral est de mauvaise foi soit il est mal à l’aise avec les chiffres : "J’imagine que s’il entretient ce floue c’est parce qu’il a un intérêt à le faire, et c’est ça qui est problématique pour nous parce que cela met clairement à mal les principes d’un fédéralisme de coopération".

Toujours est-il qu’il faut bien travailler à l’ajustement budgétaire. Tant qu’on ne lui prouve pas ses erreurs, le gouvernement wallon se basera donc sur un effort supplémentaire de 140 millions. Pas question, dit Paul Magnette (PS) de prendre des mesures douloureuses dont l’utilité serait démentie un peu plus tard : "Nous travaillons en deux temps : d’un côté, les efforts qui sont pour nous incontestables, que l’on reconnaît, et bien on va faire un ajustement budgétaire ; le reste qui fait toujours l’objet d’une contestation, j’espère que dans les prochains jours, les prochaines semaines, on arrivera à trouver une analyse partagée avec le fédéral ".

Dans cette controverse, les Wallons font front avec Bruxelles. Un peu moins sans doute avec la Flandre. Quoi qu’il en soit, la polémique donne de l’eau au moulin des nationalistes. Une responsabilité que le MR devra assumer, dit la majorité wallonne.

C.B. avec C. Defoy

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK