Ahmed Laaouej (PS): "Il fallait rappeler à Charles Michel qu'on ne gouverne pas un pays avec de la confusion"

La décision du Roi n'est toujours pas connue suite à l'annonce de la démission du Premier ministre Charles Michel. Mardi soir,  la motion de méfiance annoncée par le SP.A et le PS, co-signée par les Verts, a été décisive et a déclenché la décision de Charles Michel de démissionner. Pourquoi avoir décidé de déposer cette motion de méfiance, alors que Charles Michel avait annoncé vouloir collaborer avec le Parlement? Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à la Chambre, répond au micro de La Première. 

"Il fallait à un moment rappeler à Charles Michel qu'on ne gouverne pas un pays avec de la confusion", déclare Ahmed Laaouej. "De la confusion, pour ne pas dire de la manigance, il y en a eu beaucoup dans le chef du Premier ministre. Depuis deux semaines il cherche à se jouer du Parlement en racontant une chose et en faisant le contraire, en prétendant consulter le Parlement alors qu'il continue à négocier avec la N-VA."

Charles Michel a continué à négocier avec la N-VA

Le chef de groupe PS à la Chambre ajoute: "Il y a eu un moment de vérité quand Charles Michel est venu à la tribune. Il a fait un revirement en courant plusieurs lièvres à la fois: continuer à séduire son aile droite et essayer d'envoyer des messages plutôt vers la gauche. Et clairement, on n'y croyait plus. On lui a donné 48h, puisqu'on allait déposer une motion de méfiance, on voulait dire: 'Arrêtez avec ce langage évasif, venez à des mesures concrètes'".

N'était-ce pas là de la négociation sous la contrainte? "Il y a plus d'une semaine que le Premier ministre est venu prétendre qu'il souhait consulter les partis de l'opposition démocratique. En réalité, il ne l'a pas fait, il a continué à négocier avec la N-VA.(...) Comment voulez-vous accorder de la crédibilité à un Premier ministre qui change son discours d'un jour à l'autre?"

 Quant à la possibilité d'élections anticipées, Ahmed Laaouej souligne: "C'est la responsabilité du gouvernement". Et ajoute: "Nous n’avons pas peur des élections anticipées. Par contre, on ne veut pas que la crise gouvernementale se transforme en crise parlementaire."


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