Agriculture en Wallonie : le centre de recherches agronomiques de Gembloux présente ses projets d'adaptation et de diversification

Le Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W) a présenté mardi à Gembloux ses projets en matière d'adaptation et de diversification, à savoir des essais menés avec du blé dur et des tournesols. La ministre wallonne de l'Environnement, Céline Tellier (Ecolo), était présente pour l'occasion, au même titre qu'un représentant de Willy Borsus (MR), le ministre wallon de l'Agriculture.

Ces projets, soutenus par la Wallonie, doivent permettre aux agriculteurs de mieux faire face au réchauffement climatique. A terme, l'objectif est d'intégrer ces nouvelles cultures dans les rotations des fermes wallonnes en vue du développement de nouvelles filières.

Le blé dur fait l'objet d'une étude du CRA-W depuis octobre 2018. Ces essais se poursuivent en 2021 avec un hiver qui aura permis d'apprécier plus concrètement la tolérance des variétés semées face au froid.


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"Cette variété de blé, cultivée dans le sud de l'Europe et le nord de l'Afrique, pourrait s'implanter dans nos régions grâce aux élévations de température", précise le CRA-W. "Ce blé dur offre donc de nouveaux débouchés à l'agriculture wallonne, qui devraient se matérialiser par la production de pâtes."

La culture du tournesol s'inscrit dans le projet Sunwall qui doit mener au développement d'une filière complète d'huile de tournesol en Wallonie. Les premiers essais en la matière ont été menés par le CRA-W en 2020. Une collaboration est aussi prévue avec Alvenat, une PME d'Achêne spécialisée dans la production d'huile de colza végétale sans OGM, afin qu'elle apporte son expertise.

Le tournesol présente différents avantages comme un faible besoin en azote, des variétés résistantes à diverses maladies et une rusticité permettant sa culture dans des conditions diverses ainsi qu'en agriculture biologique.

"Ces projets doivent aussi contribuer à relocaliser la production de notre alimentation chez nous", a souligné Céline Tellier. "Le fait qu'on utilise moins d'intrants chimiques, moins de pesticides et que ces cultures soient plus bénéfiques à la biodiversité est également très important. J'espère donc que ces cultures que nous voyons ici aujourd'hui pourront être dans l'assiette des Wallons demain."

J'espère que ces cultures que nous voyons ici aujourd'hui pourront être dans l'assiette des Wallons demain

"La Wallonie doit impérativement intégrer l'adaptation aux changements climatiques dans son travail, en plus de lutter contre l'effet de serre ", a-t-elle ajouté. "D'une manière générale, il est donc primordial de continuer à investir dans ce type de projets mêlant à la fois chercheurs, agriculteurs et transformateurs".

"Clé de l'info" du 5 juin

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