Afflux des migrants: la N-VA veut plus d'efforts des autres Etats membres

Des demandeurs d'asile attendant devant Fedasil à Bruxelles
Des demandeurs d'asile attendant devant Fedasil à Bruxelles - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Réunis au siège de la N-VA à Bruxelles, les quatre eurodéputés ont présenté ce matin leurs mesures face à l'afflux de migrants. "La situation est dramatique et nous en sommes tous conscients" a déclaré d'emblée Sander Loones, eurodéputé et vice-président de la N-VA, qui demande que soient prises des "mesures structurelles".

Des États responsables 

Depuis le mois de janvier, 565 000 demandes d'asile ont été introduites à travers toute l'Europe. Un plan de répartition des réfugiés sera présenté mercredi par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. "Ce plan pose beaucoup des questions car d'après ce plan, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne et la France vont être responsables de 50% des demandes d'asile. Ca nous semble beaucoup" affirme Sander Loones qui plaide pour une meilleure répartition entre les 28 Etats membres. La N-VA propose également de mettre en place des "hotspots", c'est-à-dire des centres d'enregistrement en Italie, en Grèce et en Hongrie. "Plus question d'aider financièrement les Etats membres qui ne prendraient pas leurs responsabilités" précise l'eurodéputé de la N-VA.

Des obligations pour les demandeurs d'asile

Il y a deux semaines, Bart De Wever plaidait pour la création d'un statut différent pour les demandeurs d'asile. Le président de la N-VA déclarait à ce propos: "Dès que quelqu'un est reconnu comme réfugié, il reçoit une indemnité, il peut demander une habitation sociale et il reçoit des allocations familiales. C'est difficilement explicable aux gens qui ont contribué toute leur vie au système, que les autres peuvent en profiter dès le premier jour"

"Ils (les réfugiés) doivent être actifs, participer et travailler"

Aujourd'hui, en conférence de presse, les eurodéputés de la N-VA répétaient le même discours. "Les déclarations de notre président Bart De Wever sont très claires. C'est aussi la politique la plus honnête envers les réfugiés. Si on veut laisser les réfugiés juste ici avec de l'aide sociale, ce n'est pas un futur. S'ils viennent ici, ils doivent faire partie de notre société et pour ça, ils doivent être actifs, participer et travailler" déclare Sander Loones.

Une opération militaire en Syrie ?

Face à l'afflux de migrants, plusieurs dirigeants européens s'interrogent sur la nécessité d'intervenir militairement en Syrie. Pour la N-VA, "le débat est ouvert". Mais les eurodéputés du parti indépendantiste mettent en garde en soulignant qu'une intervention sur place coûterait beaucoup d'argent alors que le budget de l'armée diminue depuis plusieurs années.

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