Affaires courantes : la coalition veut faire passer les projets qui faisaient l'objet d'un accord

Le gouvernement Michel II (MR-CD&V-Open VLD) s'est réuni en kern (comité ministériel restreint) ce matin. Démissionnaire, minoritaire et en affaires courantes, le gouvernement va devoir définir ses priorités. Quels seront les dossiers qui pourront encore passer avant la fin de la législature ? Voilà l'une des questions que nous avons posée aux ministres Koen Geens (CD&V) et Kris Peeters (CD&V) à l’entrée du kern.

Une conférence des présidents pour établir les priorités

Depuis la chute de la suédoise, la main est au parlement. Lundi soir, le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), a proposé aux chefs de groupe des entretiens bilatéraux afin de déterminer le travail législatif que "peut faire la Chambre" au cours des "trois mois à venir". "Je voudrais démarrer mercredi matin", écrit-il dans un courrier leur étant adressé. Cette proposition sera abordée lors de la conférence des présidents prévue ce mardi midi.

Au cours de cette réunion, les différents groupes politiques qui composent l'assemblée ont tenté de s'accorder sur la façon de faire fonctionner le parlement fédéral maintenant que le gouvernement est en affaires courantes et ne peut plus lancer de nouvelles politiques.

Certains textes ont été déposés au parlement, voire examinés et même votés en commission avant la démission de l'équipe Michel. Il en est ainsi du "jobsdeal", l'un des projets de loi qui concrétise l'accord budgétaire de l'été et qui vise à répondre au problème des métiers en pénurie. Il a été introduit au parlement le 20 décembre, à la veille de l'acceptation par le Roi de la démission du gouvernement.

La question qui se pose également est de savoir si la N-VA soutiendra ces textes et permettra qu'ils soient votés.

"On n'imagine pas qu'ils vont changer d'avis", a souligné le chef de groupe MR, David Clarinval, en évoquant notamment le jobsdeal. "Sur le plan socio-économique, la N-VA est plus proche du MR que le PS".

"Je m'en tiens aux accords politiques conclus. Il est important que ce qui a été décidé au gouvernement, par exemple le jobsdeal, puisse être voté au parlement", a expliqué pour sa part le chef de groupe Open Vld, Patrick Dewael.

La N-VA a, de son côté, déposé des propositions de loi qui, à ses yeux, traduisent l'accord conclu sur le jobsdeal. Elle part du principe que c'est le parlement qui a la main désormais.

"On a déposé des propositions et nous verrons comment les partenaires de l'ex-coalition suédoise pourront s'y retrouver", a commenté le chef de groupe Peter De Roover. "Le travail se déroulera ici, au parlement, entre les groupes politiques".

Les consultations continuent 

Le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), consultera à partir de mercredi les différents groupes politiques de l'assemblée pour trouver une manière de mener le travail législatif dans les semaines qui viennent. Il prendra note de leurs priorités et de la méthode qui leur convient, a décidé mardi la conférence des présidents de la Chambre.

Pour le reste, le travail des commissions parlementaires reprendra mercredi. Le gouvernement, en affaires courantes depuis le 21 décembre, sera également soumis aux questions d'actualité le jeudi après-midi en séance plénière.
 

Direct d'Alison Delpierre et interviews de chefs de groupe dans notre JT 13h de ce mardi:

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