Affaire Wesphael: Me Mayence entendu au Parlement wallon

Bernard Wesphael est inculpé de l'assassinat de son épouse, Véronique Pirotton. La jeune femme est décédée le 31 octobre dans la chambre d'hôtel qu'elle partageait avec Bernard Wesphael. Celui-ci affirme que sa femme s'est suicidée, mais le parquet de Bruges indique disposer de suffisamment d'éléments pour mettre en doute cette version. Estimant qu'il y avait flagrant délit, la juge d'instruction a placé le député sous mandat d'arrêt, passant outre l'immunité parlementaire.

Me Mayence a saisi la commission des poursuites car il estime qu'il ne s'agit pas d'un flagrant délit et que l'immunité de Bernard Wesphael doit dès lors être d'application. Il sera entendu mercredi, au même titre que la juge d'instruction brugeoise.

La commission doit rendre un avis sur cette requête.

Me Moureau ne sera pas entendu par la commission des poursuites

La demande de Philippe Moureau, conseil de la famille de Véronique Pirotton, d'être entendu par la commission des poursuites du parlement wallon dans le cadre de l'affaire Wesphael n'a pas été jugée recevable mardi par cette commission.

"Tout en comprenant les préoccupations des parties civiles, la Commission a bien dû constater que les questions relatives à l'accès au dossier par les parties civiles sont régies par le Code d'instruction criminelle. Les questions évoquées par Me Moureau sont donc étrangères à la procédure dont la Commission des poursuites est saisie", a indiqué cette dernière dans un communiqué.

Auparavant, la Commission avait reçu copie de la plainte avec constitution de partie civile, qu'elle a donc pu analyser.

"Dans ces conditions, la Commission a décidé, à l'unanimité, qu'elle ne pouvait réserver une suite favorable à la demande adressée par Maître Moureau", a-t-elle conclu.

Certains membres de la commission avaient, avant le début de la réunion, laissé entendre que l'audition de Me Moureau, représentant de la partie civile au dossier, se justifiait par le respect du principe du contradictoire.

Philippe Moureau ne comprend pas la décision de la Commission des poursuites

Philippe Moureau a indiqué mardi soir "prendre acte" mais ne pas comprendre cette décision. "Je ne comprends pas cette décision ni sa motivation", réagit-il, précisant ne pas avoir demandé d'accès au dossier, ni à être présent lors de l'audition des autres parties.

"J'estimais néanmoins qu'à partir du moment où l'on débat de la légalité des poursuites dans un dossier où il est question d'un assassinat, la position de la famille de la victime devait être entendue", poursuit-il.

L'avocat ne dispose d'aucun recours juridique face à cette décision.

RTBF avec Belga

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