Affaire Delphine Boël: "Si Albert II refuse le test ADN, cela veut tout dire"

A l'annonce de la décision de la Cour d'Appel dans l'affaire de reconnaissance de paternité entre Delphine Boël et Albert II, Marc Uyttendaele, l'avocat de Delphine Boël réagit. Pour lui, cette décision ne laisse aucun doute sur l'obligation pour l'ex-souverain Albert II de se soumettre à un test ADN. Albert II pourrait toutefois décider de ne pas s'y soumettre. Dans ce cas, cela voudrait "tout dire" selon l'avocat. 

Un dossier comme un autre

La Cour d'Appel vient de rendre sa décision dans l'affaire de reconnaissance de paternité introduite par Delphine Boël vis-à-vis de l'ancien Roi Albert II. L'ex-souverain devra se soumettre à un test ADN dans les trois mois. Pour Marc Uytendaele, ce dossier a été traité comme n'importe quel dossier malgré les circonstances et les personnes impliquées. "C'est une vraie satisfaction de voir que le système fonctionne normalement (...) Vu l'impact de cette décision, elle (Delphine Boël) se dit aussi que ça aidera d'autres personnes qui sont dans la même situation qu'elle et qui sont anonymes, afin de trouver le courage dans leur quête identitaire."

Si Albert II refuse cela "veut tout dire"

"Comme toujours dans ce type de dossier, il peut refuser de s'y soumettre mais si c'est la cas, ça créera une présomption. Autrement dit, c'est une manière d'anticiper les résultats qu'auraient eu ce test", explique l'avocat de Delphine Boël. Pour lui, le possible refus d'Albert II de se soumettre à ce test ADN pourrait être interprété comme un "indice très clair" de l'existence d'un lien de paternité entre l'ex-souverain et Delphine Boël. 

Quelles conséquences pour Delphine Boël? 

Dans le cas où Delphine Boël serait effectivement reconnue comme étant la fille d'Albert II, ses droits seraient limités. 

D'abord, elle n'aurait pas droit à la dotation. Ce droit est limité aux enfants du Roi. La dotation est destinée à l'héritier présomptif, l'éventuel(le) veuf ou veuve de l'ancien chef de l'Etat ainsi qu'à celui (celle) qui a été roi ou reine et qui a abdiqué. Au-delà de ça, il n'y a plus de droit à la dotation. Aujourd'hui, seuls le roi Philippe, Laurent et Astrid bénéficient de la dotation via leur lien de paternité avec Albert II. 

Pas question pour Delphine Boël d’accéder au trône. La raison: elle n'est pas issue d'un mariage qui aurait reçu l'assentiment du roi. 

Cependant, si le lien de paternité est avéré, Delphine Boël aura droit à sa part de l'héritage d'Albert II.

Reportage dans notre JT 13h de ce lundi 05 novembre

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