Affaire Delphine Boël: le roi Albert se pourvoit en cassation pour éviter le test ADN

Affaire Delphine Boël: le roi Albert se pourvoit en cassation pour éviter le test ADN
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Affaire Delphine Boël: le roi Albert se pourvoit en cassation pour éviter le test ADN - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La saga se poursuit dans le combat judiciaire de Delphine Boël pour se faire reconnaître comme étant la fille d’Albert II. Alors que le Roi est sensé se soumettre à un test ADN, aujourd’hui, par communiqué, les avocat du Roi annoncent qu'ils choisissent de se pourvoir en cassation. Dans ce communiqué, ils expliquent que la Roi ne se soumettra pas à un test ADN: "Dans la logique de ce pourvoi, SM le Roi Albert II ne se soumettra pas à une analyse ADN tant que la cour de Cassation n’aura pas rendu son arrêt. En effet, selon ses conseils, le pourvoi a un effet suspensif qui s’étend à la mesure d’expertise génétique."

Les avocats de Delphine Boël n'ont pas tardé à réagir. Si cette action en cassation ne surprend pas vraiment Marc Uyttendaele, il la regrette: "On a le sentiment que depuis le premier jour Albert II joue la montre. Alors que la Cour d'appel avait pris une décision qui permettait de mettre fin à ce litige relativement vite et bien on est encore parti pour un temps que je ne peux chiffrer. Avec ce sentiment un peu désagréable que finalement, et c'est le danger, cette affaire ne connaisse pas de dénouement de son vivant et qu'elle finisse par devoir impliquer ses successeurs,  ce qui n’ est une bonne chose pour personne.”

Rétroactes

Le 25 octobre 2018, la Cour d'appel de Bruxelles a rendu un arrêt qui établit que Jacques Boël n'est pas le père légal ou biologique de Delphine Boël, une étape nécessaire avant toute éventuelle reconnaissance de la paternité d’Albert II (une personne ne peut pas avoir deux pères légaux).  Mais cet arrêt ordonne aussi à Albert II de se soumettre à un test ADN dans les 3 mois. Ce 31 janvier, Albert II n’avait pas encore répondu à cette demande. Il a donc décidé de ne pas le faire et plaidera sa cause en cassation.

Une attitude constante

Cette décision n’est pas vraiment une surprise puisque depuis 1999, depuis que Delphine a été présentée comme la fille illégitime d’Albert II, celui-ci il n’a jamais admis être son père. Cette position n’a pas évolué avec la procédure judiciaire entamée en 2013 par Delphine Boël visant dans un premier temps à contester la paternité de Jacques Boël, son père légal, en vue d'introduire ensuite une procédure en reconnaissance de paternité du roi Albert II. A noter, Jacques Boël n'a jamais contesté l'action en désaveu de paternité introduite par sa fille à son encontre. Il s'était livré à un test ADN qui avait révélé qu'il n'est effectivement pas son père biologique.

20 ans de saga

C'est en 1999 que Delphine Boël a été présentée comme la fille illégitime d'Albert II par certains médias. Albert II a reconnu ensuite que son épouse, la reine Paola, et lui avaient traversé une crise conjugale dans les années 70. Mais il n'a jamais admis être le père biologique de Delphine Boël. Cette dernière a quant à elle toujours dit être la fille du roi Albert II avec qui sa mère, Sybille de Selys Longchamps, a eu une liaison entre 1966 et 1984.

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