Affaire Conings: les responsables de l'armée devant les députés

Les principaux responsables de l’armée sont entendus ce mercredi en commission de la Défense de la Chambre, dans le cadre de l’affaire Conings.

La cavale de Jürgen Conings a révélé divers dysfonctionnements au sein de l’armée, notamment via un rapport du Comité R.

Selon l’organisme de contrôle des services de renseignement, il y a eu des erreurs ponctuelles et plus structurelles, comme le manque de priorité accordé au suivi des dangers de l’extrême droite, tant au sein du SGRS (les renseignements militaires) qu’ailleurs à la Défense.

Un manque d’effectif est pointé du doigt (trop de rotations de personnel, de la perte d’expérience ou d’expertise), tout comme une défaillance dans les flux d’échange d’information dans et en dehors de la Défense. Une récente réforme des structures du SGRS, datant de janvier 2020, est considérée comme trop complexe par le personnel, souligne le rapport du Comité R.

L'armée s'explique

Le chef d’état-major de l’armée belge, l’amiral Michel Hofman a tout d’abord fait état du manque de moyens de la Défense.

Les effectifs sont ainsi passés de 35.000 en 2010 à 26.000 militaires actuellement.

Au SGRS ( le service de renseignement de l’armée), actuellement 30% des postes ne sont toujours pas pourvus.

L’amiral Hofman s’est aussi engagé à corriger les manquements constatés.

De son côté, le général Philippe Boucké, patron du SGRS, en poste depuis septembre 2020, a d’abord indiqué s’être attelé à la réforme de son service.

Il reconnaît plusieurs dysfonctionnements structurels et fonctionnels dans son service, dans le suivi de Jürgen Conings. 

Celui-ci était apparu sur le radar du SGRS en 2019 pour "sa proximité avec des mouvements d'extrême droite" et" ses propos racistes" sur Facebook. Mais une plainte déposée auprès de la police locale avait été classée sans suite, a rappelé l'officier, tout en soulignant que l'intéressé avait été sanctionné par son chef de corps en décembre 2020.
 

Par contre, le général Boucké s'oppose à la fusion des différents services de renseignement belges, comme souhaité par certains experts.

Le général Boucké annonce un renfort en personnel de la "plateforme extrémisme" du service de renseignement.

Plusieurs députés, dont Denis Ducarme (MR), ont souhaité que l'on prenne des sanctions suite au fiasco de l'affaire Conings.

Sur le même sujet: JT 05/07/2021

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