Affaire Chovanec : "un comportement violent" dès le début de l'intervention policière, selon un nouveau témoignage

Affaire Chovanec : la police s'est montrée agressive dès le début de l'intervention selon un nouveau témoignage
Affaire Chovanec : la police s'est montrée agressive dès le début de l'intervention selon un nouveau témoignage - © Tous droits réservés

La VRT a récolté deux témoignages qui apportent de nouveaux éléments dans l’affaire du décès de Jozef Chovanec. Il s’agit du récit de passagers de l’avion dans lequel l’homme était monté à l’aéroport de Charleroi, avant d’en être débarqué par la police.

Selon le premier témoin, Jozef Chovanec semblait préoccupé dès la porte d’embarquement. Il aurait notamment demandé des informations au sujet de son billet à plusieurs reprises.

Selon le deuxième témoin qui se nomme Roman Béhul, le ressortissant slovaque ne s’est pas montré agressif dans l’avion, mais plutôt confus. Il raconte avoir vu Jozef Chovanec s’installer dans la première rangée de sièges de l’avion. Une hôtesse lui aurait alors demandé sa carte d’embarquement. Il n’a pas été en mesure de la présenter, ce qui aurait justifié l’intervention de la police. Pour le premier témoin la police aurait été appelée trop rapidement.


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Jozef Chovanec semblait avoir des difficultés de communication. " J’ai vraiment eu l’impression qu’il était incapable de communiquer ", raconte Roman Béhul. " Il ne répondait pas. Il répétait seulement qu’il avait le droit d’être là, qu’il avait acheté un billet. Qu’il ne voulait pas quitter l’avion. "

Les policiers ont alors fait sortir le passager. Le témoin ajoute que Jozef Chovanec n’a pas montré de signe d’agressivité en sortant de l’avion. Contrairement aux policiers qui adoptaient "un comportement violent " d’après l’autre témoignage.

Ces témoignages semblent appuyer la thèse selon laquelle Jozef Chovanec n’était pas dans son état normal au moment de monter dans l’avion.

Pour Roman Béhul, les policiers auraient dû tenir compte de cet état de confusion.

" J’ai vraiment pensé que les policiers n’étaient pas professionnels, même s’il avait été brutal, ils auraient dû faire la différence, reconnaître que cet homme était malade, et donc pour cela incapable de communiquer, de présenter ses documents, ou si réellement il présentait un danger pour les passagers. "

« Il ne mérite pas d’être réanimé »

L’avocate de la veuve de Jozef Chovanec a également dévoilé de nouveaux éléments du dossier à la VRT.

Selon ces nouvelles informations, un des ambulanciers intervenus dans la cellule de Jozef Chovanec pour lui administrer un calmant aurait tenu des propos insultants. L’ambulancier aurait déclaré que Jozef Chovanec ne méritait pas d’être réanimé et que ce ne serait pas une grande perte s’il devait décéder.

Le salut nazi de la policière ne serait donc pas le seul comportement inapproprié intervenu dans la cellule alors que des policiers maîtrisaient fermement Jozef Chovanec. Il mourra quatre jours plus tard.

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