Affaire Chodiev: Reynders cité par la presse française, De Decker "outré"

Empêtré dans de solides ennuis fiscaux, le milliardaire Patokh Chodiev est parmi les premiers à bénéficier de l'application d'une nouvelle loi sur la transaction pénale en 2011, un texte adopté en un temps record.

Depuis 2012 et l'ouverture d'une enquête dans l'Hexagone sur un contrat important de vente d'hélicoptères entre la France et le Kazakhstan, conditionné par le président Kazakh auprès du président français Sarkozy par une solution apportée aux problèmes en Belgique de Patokh Chodiev.

Plusieurs inculpations sont tombées en France dans ce dossier complexe. Mais côté belge, rien. C'est la presse française - Canard Enchaîné, Libération et désormais Le Monde - qui régulièrement revient avec le nom d'Armand De Decker, accusé d'avoir joué les lobbyistes pour un vote accéléré de la loi.

Armand de Decker ne reconnaît qu'un rôle d'avocat et des honoraires, c'est tout. Honoraires dont Le Monde dit ne pas retrouver traces de demandes, même si on parle bien de plus de 700 000 euros.

Par voie de communiqué, Armand De Decker se dit "outré par des accusations mensongères et calomnieuses" et se réserve la possibilité de demander réparation en justice.

Egalement cité pour la première fois dans cette affaire, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Il est accusé par Le Monde d'avoir mis en relation Armand De Decker et les avocats de Chodiev, via Claude Guéant alors ministre français de l'Intérieur.

Didier Reynders, lui, parle "d'affabulation complète" et nie "tout contact" avec Mr Guéant dans cette affaire. Claude Guéant mis en examen, en France, dans le cadre de cette affaire.

 

F. Van Eeckhaut

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