Aéroport de Liège: le gouvernement wallon part séduire FedEx aux USA

Le ministre régional de l’Économie Jean-Claude Marcourt (PS) et son collègue en charge de la politique aéroportuaire René Collin (cdH) s’envolent ce dimanche pour les États-Unis. Ils se rendent à Memphis, dans le Tennessee, où se trouve le siège social de FedEx.

Au printemps dernier, le géant américain a avalé la firme de transport de colis express TNT, principal employeur installé à Liège Airport, avec environ 1600 emplois directs.

Concurrence entre hubs

Le problème est que FedEx est désormais présent dans plusieurs aéroports européens, dont trois assez proches: à Bierset, mais aussi à Paris et à Cologne.

Les dirigeants de la multinationale ont déjà indiqué qu’ils comptaient poursuivre leurs activités dans la capitale française. Reste (peut-être) un choix à opérer, entre l’Allemagne et la Wallonie…

Pour faire pencher la balance du bon côté de la frontière, les deux ministres sont accompagnés du directeur-général de l’aéroport liégeois Luc Partoune et de la présidente du conseil d’administration, Marie-Dominique Simonet (cdH).

Discrétion et séduction

A la demande de FedEx, la délégation wallonne est restée fort discrète avant l’embarquement. Les enjeux économiques et sociaux sont énormes, et les négociations sont sensibles.

La rencontre au sommet est programmée ce lundi 16 janvier en fin de matinée. On peut même parler d’une véritable opération séduction.

L’objectif sera en effet de convaincre le spécialiste du fret aérien de maintenir, voire de développer, ses activités à Liège Airport, qui compte transporter 350 000 tonnes de fret supplémentaires dans 10 ans. Impossible sans Fedex.

Les ministres rappelleront aussi que le gouvernement régional a réservé une enveloppe de 20 millions d’euros pour les aménagements futurs de cet aéroport.

Confiance syndicale

Du côté des travailleurs, l’optimisme est de rigueur. "Il faut bien sûr toujours rester prudent, mais la direction de FedEx a confirmé récemment sa volonté de poursuivre les investissements qui avaient été promis par TNT, explique Thierry Grignard, premier secrétaire de la fédération des Métallos FGTB de Liège. Et nous avons de nombreux atouts à faire valoir, comme par exemple l’espace disponible pour des agrandissements ou la possibilité de vols de nuits".

Aucune décision formelle n'est à attendre à l'issue de la réunion programmée à Memphis. Fedex prendra le temps de la réflexion. Mais Liège Airport y jouera une carte importante. Pour son avenir. Pour celui de ses travailleurs. Pour celui de la Wallonie.

@RudyHermans

 

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