Aéroport de Charleroi : Jean-Luc Crucke plaide la "fermeté face au chantage" de Ryanair

Avion Ryanair à Zaventem (juin 2020) et Jean-Luc Crucke au parlement de Wallonie (décembre 2020)
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Avion Ryanair à Zaventem (juin 2020) et Jean-Luc Crucke au parlement de Wallonie (décembre 2020) - © BELGA

"Nous devons rester fermes face au chantage de Ryanair", a affirmé lundi, en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional des Aéroports Jean-Luc Crucke.

"La compagnie doit revenir à des positions raisonnables tout en respectant les procédures propres à notre pays, notamment en matière de protection des travailleurs", a-t-il ajouté tout en reconnaissant que le transporteur irlandais "n’aurait sans doute aucun problème à se replier sur un aéroport voisin de celui de Charleroi (BSCA) "où la croissance stagne depuis 2013 à une offre constante de 3,5 millions de sièges.

Extrait de notre journal télévisé du 20 octobre dernier :

"En 2019, Ryanair a réalisé un bénéfice après taxe de 885 millions de dollars. La crise va malheureusement fragiliser de nombreuses compagnies aériennes, y compris low cost, et cela risque de contraindre des aéroports à diminuer leur prix afin d’attirer d’autres opérateurs. Certains Etats ont par ailleurs fait marche arrière en retirant les taxes prévues pour s’assurer que Ryanair maintienne ses activités", a expliqué le ministre.

"Au niveau des redevances, celles de Charleroi sont effectivement considérées parmi les plus basses. Toutefois, comparer le coût des aéroports en se fondant uniquement sur les redevances aéronautiques publiées n’est pas révélateur de la situation réelle", a-t-il poursuivi.

Entrent ainsi en ligne de compte les rabais octroyés sur ces redevances, le coût des prestations d’assistance en escale – élevé en Belgique -, les contreparties offertes sur les revenus 'non-aviation' ainsi que des aides marketing éventuelles. "La crise a pour conséquence que toutes les plateformes avoisinantes vont se montrer agressives afin de survivre", a encore indiqué Jean-Luc Crucke en rappelant avoir demandé au groupe de travail mis en place sous l’égide de Gilles Samyn "de réfléchir au positionnement commercial et à la diversification de BSCA".


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Confrontée à la baisse de son activité, la compagnie irlandaise réclame depuis plusieurs mois une aide ou une diminution de la redevance qu’elle paye pour utiliser les infrastructures carolos, faute de quoi elle menace de réduire la voilure.

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