Aéroport de Charleroi: le projet de "terminal bis" comme solution ?

Aéroport Charleroi: le projet de "terminal bis" déplaît aux actionnaires
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Le ministre en charge des aéroports wallons Carlo Di Antonio (cdH) veut investir de 15 à 20 millions d'euros pour "un petit terminal bis, qui permettrait à l'aéroport de Charleroi d'accueillir rapidement 9 millions de passagers par an", rapporte le journal Le Soir ce jeudi.

A la suite d'un nouveau calcul de l'Europe, l'aéroport de Charleroi doit payer 15 millions d'euros par an pour bénéficier des infrastructures financées par la Wallonie. Une décision qui prive de dividendes ses actionnaires, dont le groupe italien "Save", qui veut par conséquent geler les projets d'investissements (80 millions) en vue d'accueillir 12 à 15 millions de passagers d'ici 2020 (6,4 millions aujourd'hui).

Le ministre soutient l'idée d'un investissement de 15 à 20 millions, qui permettrait de rapidement accueillir 9 millions de passagers par an. "Avec ce projet, il n'y aura pas de dividendes pendant deux ou trois ans. C'est là qu'on verra si nous avons des partenaires industriels soucieux du développement de l'aéroport". Si ce n'est pas le cas, "on n'a pas besoin d'eux", affirme-t-il.

Les gestionnaires favorables à une "croissance maîtrisée"

Laurent Levêque, le président du conseil d'administration du BSCA a confirmé ce jeudi la volonté des gestionnaires de l'aéroport de Charleroi de poursuivre une "croissance maitrisée" de l'outil aéroportuaire, compte tenu des impositions financières européennes, mais aussi de la nécessité d'accroître ses activités. Il dit se réjouir de la position du ministre Carlo Di Antonio et de son soutien dans la volonté affichée par les gestionnaires de l'aéroport. Un "master plan" d'extension avait initialement été prévu à hauteur de 80 millions, rappelle Laurent Levêque, mais la redevance annuelle de 15 millions imposée par l'Europe a contraint à limiter cette ambition à une "croissance maitrisée", dans un premier temps au moins.

Il s'agirait d'un investissement de 15 à 20 millions d'euros, qui permettrait au terminal d'accueillir 9 millions de passagers par an. Cela suppose en effet l'absence de dividendes pendant deux ou trois ans pour les actionnaires, concède Laurent Levêque, et cette perspective a suscité des réticences. "Mais c'est précisément la différence entre un investisseur financier et industriel. Il nous appartient de voir l'avenir de l'aéroport dans une perspective qui aille au-delà de ces deux ou trois ans, et pour cela, cette 'croissance maitrisée', basée sur un investissement de 15 à 20 millions, est indispensable", conclut le président du BSCA.

Belga

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