Aérien : recrutements au sein de la Direction générale du Transport aérien (DGTA) pour répondre à un audit européen alarmant

Le conseil des ministres a approuvé ce vendredi un plan d’actions visant à renforcer et accompagner la Direction générale du Transport aérien (DGTA) à la suite d’un audit de l’Agence européenne pour la Sécurité aérienne (AESA) qui a mis en avant des non conformités majeures, a annoncé le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet.

Cas grave de non-conformité

L’administration procédera au recrutement de 25 équivalents temps-plein supplémentaires afin de répondre aux non-conformités répétées dénoncées par l’AESA et plus particulièrement les cas graves de non-conformité portant préjudice à la sécurité aérienne et qui menace la pérennité des activités du secteur aérien dans notre pays, indique un communiqué.

Quatre équivalents temps plein seront également recrutés pour mettre en œuvre et gérer un système informatique intégré pour les audits et les inspections menés par la DGTA. La Direction belge fera par ailleurs appel aux experts de l’Agence européenne afin de l’aider à se conformer aux exigences de l’UE. Un marché public de consultance sera enfin lancé afin d’accompagner la DGTA dans son processus de restructuration

La Belgique en tête des pays risqués

À la fin du mois de mars de cette année, l’AESA a mis la Belgique en demeure de régler ses problèmes en matière d’octroi et de surveillance des écoles de pilotage, des instructeurs et des licences de pilote sous peine de ne plus reconnaître celles-ci, a rapporté mercredi le journal 'L’Echo'. La situation est connue depuis 2016 et semble amener de plus en plus de pilotes à se diriger vers d’autres pays pour l’octroi d’une licence de qualité.

"Cette situation particulière place la Belgique en tête des pays européens considérés comme risqués du point de vue de la sécurité aérienne. Ce n’est pas une situation acceptable, et, compte tenu de l’incapacité de la Belgique à résoudre ces problèmes depuis maintenant trois ans, l’Agence envisage la possibilité d’entamer la procédure de renonciation de la reconnaissance de la licence et des certificats émis en Belgique. Il va de soi qu’une telle action aurait un impact considérable pour les compagnies aériennes belges, mais aussi pour la réputation du pays", ajoutait le courrier de mise en demeure cité par le quotidien.

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