Adhésion croate: Didier Reynders attend encore des changements

Le chef de la diplomatie belge a terminé sa mission de trois jours dans les Balkans par la Croatie, qui entrera dans l'Union européenne au mois de juillet. Le travail réalisé par ce pays pour répondre aux critères européens est impressionnant, estime-t-il. De vastes réformes législatives et réglementaires ont eu lieu, des comportements ont changé, notamment dans la lutte contre la corruption.

A ses yeux, d'autres comportements doivent toutefois encore évoluer, notamment dans l'administration, pour attirer des entreprises dans le pays. Le ministre a d'ailleurs constaté un niveau trop faible de commerce entre la Belgique et la Croatie alors que la république offre un potentiel de développement intéressant.

"Il y a une image qui n'est pas encore modifiée, sans doute parce qu'il y a une réalité qui n'a pas encore assez changé", a-t-il souligné.

Le ministre s'est entretenu jeudi avec le président du parlement croate, la ministre des Affaires étrangères, le premier ministre, Zoran Milanovic, et le président de la République, Ivo Josipovic. Selon lui, tous sont conscients que l'entrée dans l'Union européenne n'est qu'une étape.

"On sent la volonté de considérer que l'adhésion est un pas mais qui doit encore suivi d'autres réformes", a-t-il expliqué.

Avant la Croatie, M. Reynders s'est rendu en Serbie et au Kosovo, pays de l'ex-Yougoslavie engagés eux aussi dans un processus d'intégration européenne. Après la Slovénie en 2004, la Croatie montre que ce chemin est praticable, a fait remarquer le ministre.

"C'est un processus long, c'est un processus difficile mais il est possible".

Le ministre belge a exprimé son soutien à une initiative dont lui a fait part son homologue croate, Vesna Pusic: la création d'un centre d'excellence qui assurerait la transmission de l'expérience et des connaissances acquises dans le processus d'adhésion à l'Union aux autres pays de la région.


Belga

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