Adapter la grève suite à la fermeture d'Herrmann-Debroux? "Une façon d'avoir une image positive auprès des navetteurs"

Adapter la grève suite à la fermeture d'Herrmann-Debroux? "Une façon d'avoir une image positive auprès des navetteurs"
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Adapter la grève suite à la fermeture d'Herrmann-Debroux? "Une façon d'avoir une image positive auprès des navetteurs" - © Tous droits réservés

Le ministre fédéral de la Mobilité, le MR François Bellot, est revenu sur la grève du 10 octobre, annoncée dans les services publics, et le refus de la CGSP de maintenir une liaison Bruxelles-Namur alors que le viaduc Herrmann-Debroux, une des entrées principales de Bruxelles pour le sud du pays, est fermé à la circulation.

"J’ai eu beaucoup de contacts avec les syndicats de manière permanente depuis que je suis entré en fonction comme ministre. Ici, nous avons une collaboration qui a été mise en place entre la Région bruxelloise et la Région wallonne pour tenter de réduire l’impact de ce cas de force majeure qu’est la fermeture du viaduc Herrmann-Debroux, et moi j’en appelle au bon sens et à la responsabilité."

Joëlle Tyssaen, de la CGSP Namur, comprend l'embarras crée par la situation, mais rappelle que la grève est le seul moyen qu'ont trouvé les syndicats pour faire pression sur le gouvernement.

"Nous n'avons pas d'autres moyens pour le moment que de faire la grève pour pouvoir faire pression sur ce gouvernement, de tout façon il ne veut plus concerter avec nous, ou en tout cas on ne concerte presque pas, puisque l'on nous impose les choses sans même en discuter. Pour le moment, nous les syndicats nous n'avons pas trouvé d'autres méthodes. On voudrait bien en trouver pour ne pas embêter le citoyen, mais je crois qu'il faut que le citoyen soit concerné par ce qui est en train de leur arriver."

Ne pas respecter la concertation sociale, des accusations de longues date des syndicats. Le ministre fédéral s'en défend: "Ils ont eu 2 ans, organisations syndicales et les patrons du rail pour atterrir dans une solution, sans l’intervention du gouvernement fédéral. Il faut laisser travailler ceux qui ont envie de travailler, ceux qui ont envie de faire grève, qu’ils fassent grève, mais laisser prendre leur poste de travail à tous ces travailleurs du rail, qui disent 'nous demain, on n’est pas en grève, on voudrait travailler'. Et ils disent 'nous avons laissé la chance à la concertation!'. J'avais prévenu pendant toute l’année 2016 que si pour le 31 décembre, comme l’accord de gouvernement le disait, il n’y aurait pas eu de solution avancée, en interne à la SNCB, le gouvernement reprendrait la main. Ce n’est pas une surprise..."

Reportage dans notre JT 13h du 09 octobre

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