Action chez Unia: des manifestants dénoncent une coquille vide

Petite manifestation devant le siège d'Unia, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances ce mardi matin : une dizaine de manifestants qui affirment n'appartenir à aucun mouvement politique dénoncent la politisation, et le manque de détermination d'Unia, son inefficacité et le fait qu’Unia est devenue une coquille vide. Ils veulent qu'Unia soit démantelée.

Pour eux ce qui a fait déborder le vase, c'est le licenciement de Rachida Lamrabet, la juriste qui travaillait il y a encore quelques semaines pour Unia avant de tenir ces propos au magazine Knack au mois de mars : "L'interdiction de la burqa constitue une infraction grave pour la liberté des femmes. (...) Le processus de 'dévoilement' est en cours depuis dix ans. C'est une infraction grave à la liberté et à la vie privée des femmes. Une femme en burqa signale que son corps est privé et qu'elle souhaite rester invisible au monde extérieur."

Tout en n'étant donc pas en faveur d'une interdiction de ce voile intégral, "particulièrement dans un pays qui attache beaucoup d'importance aux droits de l'homme", elle précisait être contre le voile intégral mais qu'il faut laisser le choix aux femmes.

Des propos qui avaient fait bondir la secrétaire d'Etat Zuhal Demir (N-VA) qui n'est pas à son premier affrontement avec Unia depuis qu'elle a prêté serment : elle avait remis en cause encore récemment le fonctionnement du Centre interfédéral pour l'égalité des chances, plaidant pour un Unia flamand.

Unia dit aussi vouloir dialoguer avec les manifestants, pour prouver que le Centre pour l'égalité des chances agit, de manière indépendante, un dialogue, manifestement difficile.

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