Accord de gouvernement Vivaldi : de l'argent pour le rail et des voitures de société "0 carbone" en 2026

L’un des rares retours en arrière par rapport au gouvernement précédent. "Le modèle de mobilité actuel affecte négativement le changement climatique, la qualité de l’air et la santé publique. […] Le gouvernement misera la mobilité douce, collective et multimodale, ce qui implique plus particulièrement de nouveaux financements pour mettre la SNCB et Infrabel en état de procéder aux investissements nécessaires à un transfert modal durable."

Il y a six ans, la SNCB voyait 2 milliards lui passer sous le nez, aujourd’hui, elle est à nouveau soutenue (285 millions) : " Il y aura une augmentation de la dotation d’investissement. Lors de la fixation de la dotation, il sera tenu compte de l’impact financier de la crise corona. " La SNCB perdait, au printemps dernier, 70 millions par mois… Infrabel aussi recevra un nouveau financement (245 millions).

Et ce n’est pas tout : "Ce gouvernement attribue directement à la SNCB pour une durée de 10 ans la mission de service public d’opérateur du transport de personnes par chemin de fer dans notre pays pour l’ensemble du réseau ferroviaire." A noter, qu’en Flandre et en Wallonie, un projet pilote sera mis en place avec les régions.

Petite porte ouverte à un début de privatisation ?

Le gouvernement veut une SNCB irréprochable : des exigences de qualité seront imposées dans le contrat de gestion pour que le rail public belge en vue de préparer la libéralisation du rail. La phrase qui suit risque de faire bondir plus d’un cheminot : "Afin de préparer la SNCB à la libéralisation imminente, il sera examiné si une expertise privée peut être apportée à la SNCB." La SNCB se dirige-t-elle donc vers un destin à la Proximus ou Bpost, avec un début de privatisation ?

Le gouvernement veut l’amélioration de la ponctualité, plus de trains en soirée, la nuit, le week-end, plus de confort, d’accessibilité, plus de vélos à bord, des accès internet. Et également que la Belgique soit un "hub" pour les trains de nuit, que les liaisons à grande vitesse se développent entre les hubs TGV des pays voisins et Brussels Airport "afin de réduire les vols court-courriers." Ce serait donc le retour des Thalys entre Paris et l’aéroport de Zaventem…

Il est aussi question d’une simplification et une plus grande souplesse de la tarification de la SNCB. Une phrase qui plaira à la CEO Sophie Dutordoir : "La SNCB bénéficiera également d’une plus grande autonomie tarifaire dans la mesure où elle s’inscrive dans le cadre de l’accord de gestion."

Dès 2026, les voitures de société seront "neutres en carbone"

Le gouvernement souhaite qu’un conducteur sur trois soit, chaque année, contrôlé, que ce soit en matière de vitesse, d’alcool, du port de la ceinture ou de l’utilisation du téléphone portable.

Le système des voitures de société n'est pas fondamentalement modifié. Mais le gouvernement s’engage : Tous les nouveaux véhicules de société doivent être neutres en carbone d’ici 2026. Nous examinerons en concertation avec les entités fédérées comment on pourrait procéder de la même manière pour les bus de transports en commun, les taxis et la mobilité partagée. " Il faudra voir comment va s’opérationnaliser ce shift, alors que l’appellation même de "neutralité CO2" est sujette à caution…

Le permis à points, ce monstre du Loch Ness de la sécurité routière belge, est à nouveau évoqué. Dans le tube depuis les années 90, aucun gouvernement n'a su le mettre en place. A la demande du sp.a, ce dossier revient à la table. Il est question d'en étudier la faisabilité, les socialistes flamands souhaitant s'attaquer aux chauffards récidivistes et aux infractions les plus graves.

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