Liesbeth Homans (N-VA): l'accès à la citoyenneté doit passer par un examen

Accès à la citoyenneté: L. Homans (N-VA) veut une obligation de résultat
Accès à la citoyenneté: L. Homans (N-VA) veut une obligation de résultat - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La ministre flamande de l'Intégration Liesbeth Homans (N-VA) veut instaurer une obligation de résultat pour le parcours d'accès à la citoyenneté en Flandre. A la fin de ce parcours, l'octroi ne se ferait plus automatiquement, mais seulement après le passage d'un test en néerlandais, a affirmé la ministre, dimanche midi, sur la chaîne de télévision commerciale flamande VTM.

Une semaine après que son partenaire de gouvernement, l'Open VLD, ait recalé son idée d'exiger une connaissance linguistique minimale du néerlandais pour décrocher un éventuel logement social, Lisbeth Homans (N-VA) revient à la charge avec une autre idée. Il ne s'agit plus cette fois de sa casquette de ministre flamande du Logement, mais bien celle de ministre de l'Intégration. Et là aussi il y a un examen à la clé.

Actuellement, pour montrer sa volonté d'intégration, le nouveau résident flamand doit suivre un parcours d'accès à la citoyenneté en Flandre, sorte d'éducation civique en accéléré, et apprentissage ou perfectionnement de la langue néerlandaise, quelles que soient ses origines. Jusqu'à aujourd'hui, il reçoit automatiquement une attestation à son issue, juste parce qu'il a suivi un certain nombre de cours. Un dispositif qui repose donc sur une obligation d'effort.

À l'avenir, si la réforme Homans était adoptée, il faudrait en fin de parcours d'intégration, passer une examen de néerlandais. Obligation de résultat donc.

"Nous disons : 'Non. Vous ne pourrez plus décrocher cette attestation que si vous avez obtenu un certain résultat', dit Liesbeth Homans.  Et c'est dans l'intérêt même des gens concernés. Avec une attestation de citoyenneté qui aura bien plus de valeur notamment pour de futurs employeurs qui sauront aussitôt que les gens qui viennent les solliciter ont un bon niveau de néerlandais."

Obligation de passer cet examen pour tous sauf dérogation médicale. "Tout cela car nous pensons que le néerlandais est important, que celui qui veut se bâtir un avenir en Flandre, pour lui et ses enfants, a tout intérêt à connaître la langue." Une idée déjà rejetée par le passé par la Cour constitutionnelle qui a refusé le lien entre décrocher un droit et l'obligation d'atteindre un certain niveau de connaissance.

Fabien Van Eeckhaut

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