Abroger le décret Inscription? "Il y a moyen de faire beaucoup moins bien" prévient le SeGEC

Etienne Michel, directeur général du SeGEC
Etienne Michel, directeur général du SeGEC - © RTBF

Pour Étienne Michel, directeur général du Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC) la crise politique qui frappe la partie francophone du pays "est neutre sur la rentrée scolaire et la manière dont elle va s'organiser. Les décrets sur l'encadrement différencié, sur l'aide aux directions, sur l'augmentation des moyens dans le maternel, sur les constructions scolaires et sur l'organisation de l'éducation à la philosophie et à la citoyenneté ont pu être votés" au parlement de la Fédération. "Et les écoles ont pu s'ajuster à ces décrets".

Quels que soient les partis qui gouvernent à l'avenir en Fédération Wallonie-Bruxelles, Étienne Michel souligne que le Pacte d'excellence "n'est pas un pacte entre des partis politiques, c'est un pacte entre des organisations représentatives de l'enseignement. Ce pacte existe et il a pour vocation d'être une feuille de route, un cadre structurant une politique dont la vocation est de s'étendre sur dix à quinze ans, c'est-à-dire deux ou trois législatures. Le temps de la politique n'est pas le même que le temps de l'enseignement; on a besoin d'un cadre qui nous assure une continuité des politiques".

Décret Inscription

Ces derniers jours, certains demandent d'abroger le décret Inscription. "Le problème de base c'est l'insuffisance de places disponibles dans certaines sous-régions à forte tension démographique. Le décret existe pour pouvoir départager un certain nombre de situations lorsque la demande excède l'offre de places disponibles. Si on l'abroge il faudra qu'on s'organise autrement et nous prendrons nos responsabilités en la matière". Faut-il modifier ce décret? "Il y a sans doute moyen de faire mieux que le décret actuel. Mais l'histoire nous apprend qu'il y a aussi moyen de faire beaucoup moins bien", poursuit Étienne Michel.

En ce qui concerne les inscriptions dans le secondaire, la situation en moins tendue en 2017 que les autres années, selon lui, parce que de nouveaux établissements vont s'ouvrir. Mais aussi parce que le taux d'échec au CEB a été particulièrement élevé, et il y a un peu moins de demandes d'inscription. Les demandes vont vers l'enseignement différencié.

Fusionner les réseaux d'enseignement?

Faut-il fusionner les réseaux d'enseignement en Belgique? Pour Étienne Michel, "nous devons éviter de perdre notre temps dans des réformes de structure qui ne conduiront à rien. Ce qu'il faut faire c'est viser une amélioration de la qualité de l'enseignement là où il se déroule, c'est-à-dire dans les classes. Si on veut faire des gains d'efficacité dans l'enseignement, il y a pour moi deux voies: un système de régulation unique (c'est autre chose qu'un réseau unique) et un système de financement unique. Cela permettrait de faire des économies: traiter l'ensemble des réseaux d'enseignement de la même manière sur le plan financier".

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