Le prix de la cantine bientôt proportionnel à vos revenus ?

La rentrée n'avait même pas encore commencé qu'elle apportait son lot de frais... Et ce n'est pas fini. Bien que l'article 24 de la constitution le prévoie clairement, l'école maternelle, primaire et secondaire semble loin de la gratuité. Et de nombreux parents se retrouvent chaque année face à des dépenses qui n'ont constitutionnellement pas lieu d'exister. Christine Mahy est la Secrétaire Générale et Politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP). Pour elle, attaquer la Fédération Wallonie Bruxelles pour non respect de l'article 24 stipulant la gratuité de l'école est une option.

La ligue des familles pointe chaque année du doigts les différents frais liés à l'enseignement. On estime en effet que la scolarisation d'un élève de primaire coûte à ses parents un peu près 1.300€ par an, 1.500 à 1.600€ pour une élève du secondaire, sans parler des étudiants du supérieur, pour qui le coût peut varier de 8.000 à 18.000€ par an avec kot.

Sur notre plateau, Virginie Timsonnet, une maman de trois enfants. En ce début d'année scolaire elle se dit d'ores et déjà accablée par les dépenses. Pour elle, la scolarité de ses enfants est trop lourde.

Le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) était avec nous et n'a pas manqué de réagir. Il entend les menaces de plaintes à l'encontre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais souligne que la FWB est une institution n'ayant pas les moyens de chercher des recettes. Elle vit avec un budget limité, octroyé par l'État fédéral. "Nous croyons qu'il y a aujourd'hui un sous-financement de secteurs fondamentaux de la société. Le financement de l'enseignement au regard des besoins est insuffisant".

Et il y a de quoi bouder quand on regarde de l'autre côté de la frontière linguistique. Dans l'enseignement maternel et primaire en tout cas, la Flandre impose en effet de nombreuses limites et interdit par décret de facturer aux parents les fournitures nécessaires à l'apprentissage. Un plafond est même fixé par le décret pour les voyages scolaires : pour les six années de primaire, ils ne peuvent dépasser les 435 euros. Que répond le gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles face au fait que la Flandre est bien plus avancée vis-vis du financement de la scolarité? Qu'en est-il de chez nous? Hamza Fassi-Fihri (cdH) répond.

Le prix de la cantine bientôt proportionnel à vos revenus ?

En réponse à ces problèmes de financement, la ligue des familles représentée par Delphine Chabbert apporte une piste de solution. Que les parents paient le prix des repas chaud en fonction de leurs revenus. Une idée très bien accueillie par Rudy Demotte (PS) et Hamza Fassi-Fihri (cdH). 

Nos invités

Nous recevions ce soir le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, qui a défendu la position de son gouvernement. La ligue des famille était représentée par Delphine ChabbertHamza Fassi-Fihri représentait le cdH, Barbara Trachte, Écolo. 

Du côté de la société civile, la Secrétaire Générale et Politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP), Christine Mahy faisait aussi partie du débat, tout comme Morgane Justens, la présidente de l'Union des étudiants de la Communauté française (Unecof).

Trois intervenants du monde scolaire étaient avec nous également, Virginie Timsonnet, Marylène Pierret, directrice de l'Hénallux (Haute École de Namur-Liège-Luxembourg) et Serge Dumont.

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