À six mois pile des élections communales, où en sommes-nous? Analyse

Pascal Delwit, politologue de l'ULB, était l'invité de Week-End Première.
Pascal Delwit, politologue de l'ULB, était l'invité de Week-End Première. - © Tous droits réservés

À six mois pile des élections communales du 14 octobre, Pascal Delwit, politologue de l'ULB fait le point sur les enjeux et les différents partis au micro de Week-End Première.

Il s'agit des premières élections depuis mai 2014. L'occasion de tester la célébrité des personnalités politiques et des partis après plus de quatre ans sans consultation. Des élections d'autant plus importantes quand on sait à quel point le paysage politique a été chahuté ces dernières années.

Pour Pascal Delwit, certains partis sont particulièrement à tenir à l'œil. C'est notamment le cas de Défi qui tente de s'implanter en Wallonie ou du cdH qui est au plus bas des sondages qui ne sont, certes, "pas toujours prédictifs". Par contre, le politologue pense que le parti de centre chrétien risque "d'arriver à un seuil où la crédibilité du parti est entachée aux yeux des électeurs et le cdH pourrait être handicapé pour les régionales et fédérales".

Nouvelles formations, nouveaux partis

Plusieurs partis tentent de se faire une place dans le grand bain de la politique. Sauf que les élections communales sont "les plus difficiles" pour les nouvelles formations. Ceci s'explique notamment par le facteur de proximité qui joue un rôle primordial lors des élections communales. Une proximité difficile à créer pour des partis neufs qui n'ont pas forcément le temps ou les moyens de faire leurs preuves et gagner la confiance des citoyens.

C'est par exemple le cas du parti animaliste DierAnimal ou du plus controversé parti Islam duquel il ne faut pas vraiment "avoir peur", estime Pascal Delwit. "Il n'y a pas vraiment de vote musulman en Belgique c'est-à-dire que la majorité des musulmans ne votent pas sur base religieuse."

Où sont les femmes?

Que ce soit en Flandre ou en Wallonie, les partis ont du mal à remplir leurs listes électorales puisque la théorie de la tirette oblige un certain quota de femmes. Sauf que celles-ci ne semblent plus attirer par les partis politiques existants. Certains aimeraient donc voir cette théorie abolie.

Pour Pascal Delwit, supprimer les quotas reviendrait à revenir en arrière plutôt que d'affronter le réel problème à savoir le manque d'intérêt général pour les partis classiques. "Quand on examine les partis politiques en Belgique et en Europe, on remarque la diminution générale d'adhérents. Les partis sont très focalisés sur les élections et la vie institutionnelle et ils délaissent les autres dimensions.

Quoiqu'il en soit, ces élections communales seront l'occasion pour tous les partis confondus, de tester leur popularité et de faire le point après ces dernières années de politique mouvementées. Les choix politiques au fédéral du MR ou les scandales dans lesquels le PS a trempé, les jeux sont ouverts.

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