56 anciens dirigeants occidentaux appellent à signer le traité sur l'interdiction des armes nucléaires

30 juillet 2020, Berlin : Deux militants déguisés en président américain et en président russe montent deux modèles de bombes nucléaires devant la Porte de Brandebourg.
30 juillet 2020, Berlin : Deux militants déguisés en président américain et en président russe montent deux modèles de bombes nucléaires devant la Porte de Brandebourg. - © Fabian Sommer - BELGAIMAGE

Cinquante-six anciens dirigeants occidentaux, mais aussi japonais et sud-coréen, ont appelé leur gouvernement à signer le traité sur l’interdiction des armes nucléaires négocié en 2017 et auquel il manque six ratifications sur les 50 indispensables à son entrée en vigueur.

Cette demande est contenue dans une lettre ouverte publiée dimanche, à la veille de l’ouverture de la 75e Assemblée générale de l’Onu, qui s’ouvre lundi, de manière principalement virtuelle, à New York.

La lettre affirme que les risques d’utilisation des armes nucléaires se sont accrus ces dernières années, "que ce soit par accident, par erreur de calcul ou par conception".

La Belgique a signé

"Nous ne devons pas nous endormir face à une crise encore plus grande que celle que nous avons connue cette année", affirment les signataires, en faisant référence à la pandémie de coronavirus, que les responsables de l’Onu ont qualifiée de plus grand défi de l’histoire de l’organisation.

Parmi les signataires figurent d’ex-présidents d’Albanie, de Pologne et de Slovénie, d’anciens Premiers ministres canadiens, japonais, italiens et polonais, ainsi qu’une trentaine d’anciens ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Deux ex-secrétaires généraux de l’Otan, le Belge Willy Claes et l’Espagnol Javier Solana, ont également signé cet appel, comme le précédent secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

Cette lettre constitue, selon le journal "New York Times", l’un des soutiens les plus en vue exprimés en faveur du traité depuis qu’il a été conclu en 2017 et a été ouvert à la signature et à la ratification par les États membres des Nations unies.

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