500 kWh gratuits: "Pour utiliser rationnellement l'énergie", dit J-M. Nollet

500 kWh pour les ménages, 700 pour les ménages précarisés et 900 pour les familles nombreuses précarisées.

Mais Jean-Marc Nollet  ne reproduit plus son expression malheureuse de début d’année. "Je ne dirais pas 500 kW gratuits, puisque tout se joue en vase fermé", précise-t-il. "Quelqu’un contribue, quelqu’un est solidaire, pour permettre à ceux qui consomment moins d’électricité de payer  demain moins cher leur kWh".  Car, aujourd’hui, ajoute-t-il, celui qui consomme moins paie plus,  "ce qui est une ineptie".

Celui qui consomme moins va y gagner

Qu’est-ce que ça représente ? "Ca annule les frais fixes, et les frais fixes sont de l’ordre de 100, 110 ou 120 euros par an", répond Jean-Marc Nollet . "Et ça dépend où il se situe(…) sur la courbe de consommation ; il y gagnera beaucoup, peu ou il devra contribuer".

Mais Jean-Marc Nollet réfute l’idée que l’allocation des kWh gratuits soient absorbés par le surcoût des certificats verts. "On a une solution sur le photovoltaïque qui permettra de ne pas impacter la facture des citoyens". Car c’est bien sur cette question que le ministre est tout d’abord attendu. Il explicite donc la décision prise en gouvernement : "Tous les propriétaires de panneaux photovoltaïques, qui ont commandé leur panneaux après novembre 2011, c’est à dire après la fin de la déduction fiscale fédérale, n’auront aucun changement dans ce qu’ils pouvaient considérer être leur dû", commence-t-il.

Mais du changement, il y en aura pour les autres : "Ceux qui ont commandé leurs panneaux avant novembre 2011, on ne touche pas la valeur des certificats verts -  ce sera toujours 65 euros - on ne touche à rien d’ici la 10ème année, mais entre la 11ème et la 15ème année, on aura le compteur qui tourne à l’envers".

Apurer la dette du photovoltaïque

Le ministre explique aussi que ces derniers ne doivent pas se sentir floués. Le décret électricité prévoyait déjà en effet, "si la rentabilité qui avait été promise est atteinte, de diminuer, voire de supprimer le recours aux certificats verts après la 10ème année", rappelle-t-il.

Si un ménage sur 15 est possesseur de panneaux photovoltaïques, "il reste 14 ménages sur 15 (qui) risquaient de voir leur facture exploser".

Apurer la dette du photovoltaïque, qui se monte à près de 2 milliards et demi d’euros? Jean-Marc Nollet affirme que les mesures adoptées jeudi y arriveront, à l’horizon 2027. "Le danger qui pesait sur nous, c’était de voir à nouveau la facture du citoyen lambda impactée par cette bulle ‘certificats verts’". Car, explique le ministre, Elia demandait à la CREG d’augmenter la contribution de transport d’énergie. Ici, des mesures vont permettre à Elia de suspendre cette demande, parmi lesquelles cette suppression du facteur de rentabilité après la 10ème année pour certains producteurs d’énergie photovoltaïque ; mais également la diminution du recours aux certificats verts pour les grands panneaux photovoltaïques, comme ceux installés sur les toitures des entreprises.

"Aujourd’hui, cette bulle va se dégonfler progressivement d’ici 2027 grâce à la mise en réserve", conclut Jean-Marc Nollet.

W. Fayoumi

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