43 Soudanais vont repartir suite à la mission d'identification, dont trois dès ce vendredi

43 Soudanais vont repartir suite à la mission d'identification, dont trois dès ce vendredi
43 Soudanais vont repartir suite à la mission d'identification, dont trois dès ce vendredi - © Tous droits réservés

La mission d'identification soudanaise reçue en Belgique a identifié 43 migrants du parc Maximilien comme Soudanais, dont trois personnes qui devraient déjà être placées sur un vol en direction de Khartoum ce vendredi, dans le cas où elles ne font pas appel ou ne demandent pas officiellement l'asile, rapporte De Morgen vendredi.

Les dossiers des 43 personnes ont été vérifiés à l'aune de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui interdit les refoulements vers un territoire où se présente un risque de traitements inhumains et dégradants, a indiqué vendredi le cabinet du secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Theo Francken.

Les fonctionnaires soudanais ont procédé à 61 interviews. A l'issue de celles-ci, il a été décidé que 43 personnes pouvaient être expulsées du territoire alors que trois dossiers sont encore en traitement. Au sujet des quinze autres migrants en transit, il n'est pas établi qu'il s'agisse de Soudanais.

La délégation soudanaise repartie mercredi soir

La délégation soudanaise est déjà repartie mercredi soir. En une semaine et demie, elle a réalisé sa mission d'identification, interrogeant dans différents centres fermés du pays des migrants du parc Maximilien qui n'avaient pas demandé l'asile en Belgique et dont l'Office des Étrangers pensait qu'ils étaient soudanais.

43 des 61 personnes concernées ont été reconnues comme soudanaises, et la délégation soudanaise a fourni les documents de voyage nécessaires. "70% de ces migrants peuvent retourner. Cette mission était donc une réussite", indique le porte-parole de l'Office des Étrangers Geert De Vulder. "Bien sûr, ils peuvent encore faire appel, ou demander l'asile dans notre pays". Un seul a pour le moment choisi cette dernière option, envisagée par deux autres.

Mardi, le conseil du contentieux des étrangers a suspendu en extrême urgence une décision d'expulsion d'un ressortissant soudanais. Ce dernier avait introduit une demande d'asile en France. Le conseil du contentieux a notamment souligné qu'on ne pouvait déduire de l'ordre de quitter le territoire que ce Soudanais n'allait pas être expulsé à un moment donné vers Khartoum, alors même que les garanties qu'il ne subirait pas de traitements inhumains et dégradants n'avaient pas été vérifiées. Pour le cabinet de Theo Francken, il n'y avait pas lieu de vérifier l'existence de telles garanties à partir du moment où ce migrant allait être renvoyé en France, pays dans lequel il avait introduit une demande d'asile, ou vers l'Italie, premier pays dans lequel il avait été enregistré à son arrivée en Europe.

Trois migrants vont retourner vers le Soudan, sans escorte policière, ce vendredi. Une autre personne, escortée pour des raisons de sécurité, suivra samedi.

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