3000 citoyens ulcérés : pas question de sacrifier l'histoire sur l'autel du Parlement wallon !

A Namur, le Parlement wallon veut mettre un terme aux fouilles archéologiques sur le site où il veut construire des bureaux. Les archéologues ont dû quitter le chantier à cause du confinement. Mais ils comptent bien revenir sur ce site d’intérêt majeur avant que ne reprennent les travaux de terrassement. Et ils mobilisent des milliers de citoyens et scientifiques.

Ils protestent mais en respectant la distanciation sociale. Les circonstances actuelles les empêchent de manifester. Alors, ils ont déployé une banderole sur les contreforts de la Citadelle de Namur, en surplomb du site. Elle appelle à signer une pétition pour permettre la poursuite du chantier. Ils veulent récupérer le mois de travail dont le coronavirus les a privés. Le Parlement wallon ne le souhaite pas : il entend que le chantier reprenne.

Plus de 3000 signatures

Que le Parlement wallon, lui-même, fasse passer l’histoire de Wallonie derrière les impératifs des délais de construction soulève à Namur, et par-delà, une vague d’indignation. Elle s’exprime notamment sur cette pétition. Lancée il y a 4 jours à peine, plusieurs milliers de signatures y témoignent de l’incompréhension que suscite cette décision. Les signataires manifestent leur attachement à l’histoire locale et régionale. C’est la réaction que les archéologues espèrent aussi de la part des députés wallons.

Deadline

Toutefois, sur le chantier, l’entrepreneur prépare la reprise. La semaine prochaine, ses pelleteuses devraient entrer en action.
Les archéologues, eux, espèrent encore que le Parlement fera marche arrière ce mercredi lors de l’assemblée plénière.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK