1er mai: Vandenbroucke en faveur de John Crombez à la présidence de la sp.a

"Nous devons avoir de toute urgence une équipe de gens à la direction qui soit une véritable équipe. Il faut désigner un président, et le plus vite sera le mieux. Et autour de ce président, il faut une équipe soudée", a-t-il déclaré sur la VRT. Dans la course à la présidence du sp.a, Frank Vandenbroucke préfère l'ancien secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude fiscale au président sortant, Bruno Tobback. "Pas parce que je crois que Crombez fera des miracles mais parce que je crois qu'il a plus de chances de construire une équipe composée de gens qui s'accordent", a-t-il expliqué.

Frank Vandenbroucke conseille au futur président de délivrer un message plus clair et plus tranchant s'il veut rassembler davantage d'électeurs.

"Le gouvernement n'a pas besoin d'un visage social, mais d'un cœur social"

La politique du gouvernement est "injuste, indécente, cynique et inacceptable". Tel fut le message envoyé vendredi, à l'occasion du 1er mai organisé à Anvers, par Inga Verhaert (sp.a), Caroline Copers (ABVV) et Paul Callewaert, secrétaire général des mutualités socialistes flamandes.

"L'an dernier - quelques semaines avant les élections, ndlr - , nous avions mis en garde contre le programme de droite de certains partis. Nous avions pointé les dangers pour la prépension, l'index et la chasse aux chômeurs", a rappelé Caroline Copers, secrétaire générale de l'ABVV, pendant flamand de la FGTB.

Elle s'en est particulièrement prise à la N-VA, qui attaque sans pitié les syndicats à ses yeux. La politique de droite conservatrice semble juste chercher à voir comment appauvrir les citoyens et enrichir les riches, a-t-elle dit. De son côté, Inga Verhaert, présidente provinciale du sp.a, a critiqué les mesures "cruelles et indécentes" des gouvernements fédéral et flamand. "Nous n'avons pas besoin de sièges en cuir ou de wifi dans les transports en commun, mais de bus et de trams", a-t-elle déclaré en prenant l'exemple de la société flamande De Lijn. Elle a aussi rejeté l'idée que les socialistes seraient responsables de tout ce qui ne va pas. "Nous vivons dans un des pays les plus riches du monde, on n'a qu'à dire alors que c'est aussi de la faute des socalistes", a-t-elle retorqué.

Le secrétaire général des mutualités socialistes flamandes, Paul Caulewaert, a pour sa part regretté les économies dans le secteur des soins de santé et l'assurance-maladie. Selon lui, la manière dont la majorité de droite s'en prend à la classe moyenne est injuste et trompeuse. "Ils ont pris notre argent, mais ils ont oublié notre santé", a-t-il déclaré en substance. "Le gouvernement n'a pas besoin d'un visage social, mais d'un coeur social."

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John Crombez à droite, ce vendredi 1er mai à Ostende © JASPER JACOBS - BELGA

A Ostende, le candidat à la présidence du sp.a John Crombez a lui aussi égratigné le gouvernement de droite au pouvoir, qu'il qualifie de "gouvernement VIP". Selon lui, une petite élite de super-riches et puissants a surgi, qui veut protéger ses privilèges et les élargir, qui ne veut pas d'une politique bénéfique pour tout le monde, riche ou pauvre, très ou peu éduqués, autochtone ou allochtone.

Il reconnaît cependant que le gouvernement a raison sur un point: il faut baisser les charges sur le travail. "Les charges sur le travail doivent diminuer, et drastiquement. Diminuez-les vraiment: de 10%. Et faites en sorte que cette baisse se traduise en une hausse du salaire net des gens."

Belga

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