1er mai, sur le fil du muguet

Chaque année, c'est plus ou moins tendu. En période électorale, de Jodoigne à Baudour, on s'écharpe, on se lance des piques. Cette année, c'est fort différent: le MR, seul parti francophone du gouvernement fédéral, est en lévitation : il dépasse le PS en Wallonie, dans le sondage Le Soir-RTL-Ipsos. 

Le MR, seul en kamikaze, et vénéré comme un martyr ? Késako ? Elio Di Rupo, hier soir, dans "Jeudi en Prime", n'a pas voulu commenter ce sondage. Il n'a pas remis en question la stratégie du PS, et son opposition au démarrage assez agressive à l'égard du gouvernement fédéral. 

Le président du PS a parlé d'un gouvernement "où il y a des jeunes de 40 ans, mais qui mènent une politique d'il y a 30 ans". Ce midi, il prononcera son discours du 1er mai. Quelle en sera la tonalité ? On s'attend à une salve de critiques factuelles contre le saut d'index, les mesures en matière de pension, l'absence de taxe sur la fortune. 

Au MR, à Jodoigne, va-t-on pavoiser ou jouer la pacification avec le PS, alors que les deux partis sont dans des relations extrêmement tendues ? Hier, Jean-Pascal Labille (Solidaris, ex-ministre PS) et Louis Michel (MR), ont donné le ton, dans La Libre et sur La Première, pour le liégeois : ils ont lancé un appel à une réconciliation entre PS et MR.

La CSC de son côté s'est invitée à la parade libérale à Jodoigne, pour, dit-elle, "faire la fête au MR". Marc Goblet, pour la FGTB, tiendra son discours à Namur. 

Nous suivrons tout cela minute par minute. Profitez de notre travail ;-)

 

RTBF

J. Montay

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