1er mai socialiste: "Le soleil sera bientôt de retour"

A Baudour, dans la région de Mons, Elio Di Rupo pose les jalons de cette fête du travail 2017: "Cette année, le 1er Mai marque un nouveau départ pour le PS". 

Comme une envie de redonner des couleurs au rouge, de reconquérir les cœurs, et qui s'exprime ouvertement au parti socialiste depuis quelques semaines. Elle est lancinante, cette idée que la page des heures Publifin serait en train de se tourner.

Le timing est on ne peut mieux étudié, car pas plus tard que jeudi dernier, le Gouvernement wallon détaillait ses mesures de gouvernance et de transparence décidées suite à l'affaire Publifin.

André Gilles viré du PS, Stéphane Moreau parti, puis viré quand même pour la forme "définitivement": le PS se met à rêver qu'à un an et demi des élections communales, il a encore le temps de se requinquer.

Nous ne sommes pas parfaits

Elio Di Rupo fait un aveu: "Nous ne sommes pas parfaits et nous avons connu des difficultés." Il enchaîne aussitôt: "Mais nous avons réagi et pris des décisions fortes. Aujourd'hui, le PS repart de l'avant". Elio Di Rupo prend une métaphore météo: "Le soleil sera bientôt de retour, dans le ciel comme dans nos cœurs". 

Extrême droite et extrême gauche: la nouvelle lutte des classes

Elio Di Rupo établit une comparaison entre les succès de l'extrême droite et de l'extrême gauche en France. Toutes deux ont une origine commune: "c'est la nouvelle lutte des classes". Dans les deux cas, le PS voit s'exprimer des électeurs déçus, désenchantés, et souvent révoltés, qui "expriment dans l'isoloir leur colère de mal vivre".

Et chez nous?

En Belgique, Elio Di Rupo ne semble pas voir le succès phénomènal du PTB dans les sondages, 2e parti wallon derrière le MR selon notre dernier baromètre RTBF-La Libre-Dedicated: "En Belgique, fort heureusement, les élus du PS ont gardé une relation très proche avec les gens", affirme le Président du PS . Il est toutefois obligé de reconnaître que "cette proximité, malheureusement, n'empêche pas la tentation chez certains de se tourner vers les extrêmes politiques"

Augmenter les rémunérations

A ceux qui se révoltent et votent pour les extrêmes, le PS entend envoyer un message d'espoir. Il consiste notamment en une augmentation des rémunérations, "vrai enjeu du moment", selon Elio Di Rupo.  Le PS a déposé une proposition de loi au Parlement fédéral pour y arriver. 

Comment? Par une prime sociale à l'emploi qui réduit les cotisations sociales personnelles des travailleurs, qui augmenterait leur salaire poche de 120 euros par mois selon le PS. 

Pour les jeunes, le PS propose une augmentation du salaire net pendant les trois premières années de carrière, par une prime fiscale renforcée qui aurait un effet immédiat (selon le parti socialiste: 160 euros par mois). 

Plutôt qu'une allocation universelle, "impayable" selon le PS, Elio Di Rupo propose un "bonus social généralisé" qui prendrait la forme d'un complément de salaire, qui permettrait à chacun d'atteindre, au minimum, le seuil de pauvreté (1100 euros/mois pour une personne seule). 

Par ailleurs, le PS propose toujours de passer à la semaine de 4 jours de travail, et de 38 heures par semaine à 30.  

Agenda de relance

Le 3 juin, le PS organisera à Bruxelles un congrès consacré à une meilleure gouvernance, avec une invitée de marque, l'ancien ministre française Christiane Taubira. 

Le 24 septembre, à Liège, aura lieu un congrès du renouveau. Il donnera la parole aux militants. D'ici là, ces derniers auront pu débattre les propositions issues du Chantier des idées. 

Le discours complet :

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