1er mai: Rudy De Leeuw (FGTB) défend l'indexation des salaires

1er mai: Rudy De Leeuw (FGTB) défend l'indexation des salaires
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1er mai: Rudy De Leeuw (FGTB) défend l'indexation des salaires - © Tous droits réservés

Le président de la FGTB, Rudy De Leeuw, a pris la défense de l'indexation des salaires lors du 1er mai fêté à Gand, ensemble par le syndicat et le parti socialiste flamand (sp.a). Il s'en est pris au ministre des Finances, Steven Vanackere (CD&V). "Il semble plus intéressé par l'index que par l'instauration d'une plus grande justice fiscale", a-t-il regretté.

Le syndicat avait déjà pris la défense de l'index l'an passé. Il a remis lundi le couvert en prévision des discussions sur un plan de relance. "L'indexation, ce n'est pas une augmentation de salaire. Une indexation permet simplement de pouvoir acheter la même chose qu'avant l'augmentation des prix", a souligné le président de la FGTB. Le syndicaliste a également pointé du doigt les patrons et les libéraux, accusés de confondre indexation et inflation.

"L'index, c'est le thermomètre. Un thermomètre ne provoque pas la fièvre", a-t-il lancé. Et de dénoncer les augmentations de salaires de certains dirigeants d'entreprises, comme celui de Bekaert dont la rémunération a augmenté d'un tiers alors qu'il voulait licencier 609 travailleurs.

M. De Leeuw a réclamé une nouvelle fois que les bénéfices tirés des centrales nucléaires amorties soient consacrés à la diminution de la facture du consommateur, par le biais d'investissements dans les énergies renouvelables et une meilleure isolation des bâtiments. "Un vrai plan de relance!", a-t-il ajouté. A ses yeux, il y a suffisamment d'argent disponible pour lancer un tel plan "si l'on réoriente vers l'emploi et l'investissement les 15 milliards d'euros que les employeurs reçoivent sous diverses formes".

Le leader syndical a par ailleurs répété son plaidoyer en faveur d'une augmentation de 10 pc du salaire minimum. Cette hausse permettra à certains travailleurs plus pauvres de rejoindre le niveau des travailleurs de la classe moyenne. "C'est bon pour l'économie, car ça stimule la demande", a expliqué M. De Leeuw dans les colonnes du "Morgen".

Belga