1er mai: les enjeux politiques en ce jour de fête des travailleurs

Yves Lardinois, Hugues Bayet, Sophie Pecriaux et Paul Magnette après le meeting du PS à Charleroi, le 1er mai
Yves Lardinois, Hugues Bayet, Sophie Pecriaux et Paul Magnette après le meeting du PS à Charleroi, le 1er mai - © Belga

Aujourd'hui, 1er mai, c'est la fête du travail et des travailleurs. Le rendez-vous syndical mais aussi un rendez-vous politique. Avec comme chaque année son lot de défilés et de discours.

1er mai à gauche, mais 1er mai à droite aussi, puisque le MR défile traditionnellement à Jodoigne depuis 1983. En fanfare.

Côté PS, on retrouve l’Internationale aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. Sans oublier les défilés de la FGTB et quelques actions du PTB.

Voilà pour les ambiances de ce 1er mai, traditionnel. Mais le contexte est particulier cette année. Puisque le PS célèbre ses 25 ans de présence au pouvoir et qu'il détient le poste de Premier ministre dans un contexte de crise économique et sociale profonde.

Un PS dans une position schizophrénique

D’un côté, le PS participe à une coalition à six, prend des mesures impopulaires - telle la dégressivité des allocations de chômage ou la réforme des pensions – et jongle avec des budgets d'austérité en répétant qu'ils ne vont pas faire mal.

De l’autre côté, on trouve un PS qui tente d'exister au travers de Paul Magnette qui, nouveau président face à un Elio Di Rupo superstar, joue, au travers de critiques, la partition d'un quasi parti d'opposition.  

En interne, certains jugent la voix du Parti inaudible. La base ne se sent pas écoutée. Les relations avec le syndicat frère sont fraîches. Le parti est bousculé sur sa gauche par des expressions plus radicales qui pourraient lui coûter des voix lors de prochains scrutins.

Car nous voilà aussi à un an de la "mère" des élections, fédérales, régionales, européennes. Avec une campagne déjà lancée : match Nord-Sud (PS-NVA), affrontement gauche-droite, avec des libéraux qui entendent compter, notamment à Bruxelles. Autant d'accents qui devraient résonner, déjà, ce 1er mai.

Fabien Van Eeckhaut

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