11 millions de dépenses publiques: "Le Tour de France est une des plus belles cartes postales du monde" (Close)

Difficile de l'ignorer, tant on en parle partout et tout le temps, et tant la Ville est déjà parée de jaune trois jours avant LE grand départ: Bruxelles accueille le Tour de France, cette année, en l'honneur des 50 ans de la première victoire d'Eddy Merckx dans la Grande Boucle. Et ce non seulement pour le lancement mais aussi pour un contre-la-montre par équipes le lendemain. Un week-end entièrement sous le signe du vélo et une vitrine exceptionnelle... qui ont un coût: 11 millions pour les finances publiques, dont environ 7 pour la Ville de Bruxelles. 

"C'est un événement qui coûte très cher, reconnaît Philippe Close, bourgmestre PS de Bruxelles, mais ça n’a pas de prix, parce que les campagnes médiatiques en termes d’images, mais aussi en termes de retombées, sont énormes". Une étude a d'ailleurs été commandée pour chiffrer avec précision ces retombées indique le bourgmestre.

Et qui paie, choisit: "On a été complètement intégrés dans la définition de l’étape. On voulait qu’elle passe par les trois Régions, on voulait l’aller-retour jusque Charleroi, on voulait des symboles forts, qu’elle passe par le fameux mur de Grammont, du Tour des Flandres". Et à Bruxelles, la Ville a pu proposer que certains bâtiments soient mis à l’honneur: "C'est une des plus belles cartes postales du monde, insiste Philippe Close. Lors d'un match de foot, on ne voit pas ce qu'il y a autour du stade".

Une carte postale qui montrera également le Parc Maximilien... et ses migrants. Philippe Close a répété à ce sujet que les opérations de police qui y ont été menées ces derniers jours n'avaient rien à voir avec le passage du Tour: "Oui, on va filmer le Parc, et malheureusement, il y aura des migrants, je dis malheureusement, parce que ces gens méritent un toit. Et donc, à la fois, on trouve des solutions pour leur hébergement la nuit, et en même temps, il y a 2000 habitants autour, et il est normal que la police passe de temps en temps rassurer les riverains".

Le but de la Ville est que ces départs constituent "une grande fête populaire": "Ce que je crains le plus, ce sont les accidents, confie Philippe Close. Il faut se rendre compte que lors du contre la montre, les vélos vont quand même à 50km/h. J’ai toujours peur que quelqu’un traverse". Mais pas question d'éviter ce type d'événement à cause du risque d'attentat: "Je me refuse d'être dans un état de panique permanent, je me refuse à ce que cette capitale s’éteigne."

 

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