10 000 fissures observées: Doel III ne redémarrera probablement pas

L’AFCN devrait se concerter à ce propos avec ses homologues d'autres pays concernés.

Car, réunies hier à Bruxelles, les institutions de contrôle concernées n'ont pas tiré de conclusions définitives des premières informations fournies par Electrabel et les experts belges. Elles ont prévu de se revoir en octobre.

Entre-temps, elles pourront disposer d’informations sur la cuve du réacteur de Tihange II, arrêté hier jeudi. En tout cas, le directeur de l'Agence belge, Willy Deroovere, confirme son grand scepticisme sur un redémarrage de Doel III : "En principe, il ne devrait pas y avoir eu de problème jusque maintenant et dans le futur, avec ces défauts." Mais "on peut se poser la question si effectivement comme on le sait aujourd'hui, on peut continuer", ajoute-t-il.

Le directeur de l’AFCN estime être "mal à l’aise" avec le nombre de fissures apparues lors des contrôles.

Le nombre de fissures n’est en effet pas anecdotique : il y en a 10 000, dont 8 000 concentrées dans le bas de la cuve. L'origine du problème pourrait se trouver à la fois dans l'acier fourni par Krup et dans le processus de fabrication du constructeur de cuves, hollandais, Rotterdam Droogdok, aujourd'hui disparu. Pas de quoi réjouir l'industrie nucléaire qui pourrait devoir vérifier plus de cuves qu'initialement annoncé.

M. Molitor

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