Wallonie : plan, plan,…

Un de plus ! Ou peut-être enfin, un qui porte ses fruits ? La Wallonie se lance dans un énième plan censé la… relancer.

Depuis 1999, le gouvernement a enchaîné les Contrat d’avenir, plan de relance, Marshall, plus ou moins vert, 2.0 etc. Pourtant la place de la Région reste identique dans les classements européens sur l’évolution du PIB. Toujours le même retard par rapport à la moyenne européenne, un retard équivalent avec la Flandre.

Pourquoi une nouvelle recette réussirait là où les précédentes n’ont pas réussi (euphémisme) ?

Plan

La Wallonie n’a pas le choix. Dès 2024, les transferts d’argent venus de Flandre vont petit à petit se tarir. Ainsi en a voulu la sixième réforme de l’état, négociée sous la houlette d’Elio Di Rupo, l’homme du plan de 1999 et maintenant chargé d’amortir le choc futur et l’appauvrissement programmé.

Voilà donc un nouveau nouveau plan de relance, plus de 18 mois après l’installation de l’actuelle majorité wallonne. Un plan dont on ne connaît que les grandes lignes et doit donc encore être rendu opérationnel. Il reste trois ans. Trop court ?

Le gouvernement wallon a pris soin et le temps de faire les choses dans l’ordre, de consulter largement et de s’entourer de nombreux experts. Pourtant, les maux de la Wallonie sont connus : sous-emploi, manque de qualification, pénurie d’investissements privés, structure publique omniprésente, éparpillement des compétences etc. Un constat déjà effectué il y a trente ans quand il s’est agi d’attirer l’argent européen.

Relance

Cette fois, ce n’est pas loin de 10 milliards que l’on va injecter dans l’économie wallonne. Une économie qui doit en outre digérer le coût de la crise sanitaire. Le gouvernement wallon a dû ouvrir large sa bourse, plus de trois milliards €. Dès lors, le ministre-président ne peut qu’en appeler une nouvelle nouvelle fois, à la mobilisation générale de toutes les forces vives : Nous pouvons connaître des jours meilleurs et plus heureux, nous pouvons permettre à nos concitoyens de retrouver la fierté d’être wallons dans un pays prospère, professe le Premier wallon, un peu en mode " méthode Coué ".

Mais dans la perspective de 2024, de l’appauvrissement programmé des ressources financières, n’est-il déjà pas trop tard ?

De toute façon, la Wallonie est plus que jamais le dos au mur et ne peut compter que sur elle-même. Si les derniers sondages se confirmaient, les nationalistes séparatistes pourraient constituer une majorité au nord du pays. Avec quelles perspectives ?

2024, l’heure de vérité, comme le prophétisait le toujours ministre-président wallon ? Tirer son plan…

 

@PhWalkowiak

Plan de relance en Wallonie: JT 26/05/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK