Une (grande) coalition en vue côté flamand?

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Kris Peeters, le ministre-président flamand sortant l'a annoncé ce mercredi après un premier tour de table. Le CD&V, l'Open VLD le SP.A et la N-VA sont prêts à entamer ensemble les négociations pour former le nouveau gouvernement flamand.

La Liste Dedecker, le Vlaams Belang et Groen n'en seront pas.

En gros, on reprend les mêmes partis que ceux qui ont dirigé le gouvernement flamand de 2004 jusqu'en septembre dernier, jusqu'au moment où le cartel CD&V/N-VA a explosé. Si cette coalition parvenait à se mettre en place, elle disposerait de 87 sièges sur 124. L'informateur Kris Peeters n'exclut aucune autre formule avec moins de partenaires. Au total, il tient compte de quatre scénarios possibles.

En attendant, on va retrouver autour de la table, deux grands battus, le sp.a et surtout l'Open VLD. Le CD&V qui reste le premier parti flamand, le seul encore à passer la barre des 20% était quant à lui, incontournable. Même s'il a réalisé dimanche un score qui n'a rien d'exceptionnel.

Le seul parti gagnant appelé aux négociations, est donc la N-VA de Bart De Wever, le parti nationaliste flamand. Cette quadripartite, si elle parvient à se mettre en place, part, il faut bien le dire, sur des bases difficiles.

Au SP.A, on ne cesse de répéter qu'on n'ira pas au pouvoir à n'importe quel prix et à l'Open VLD, après la défaite, c'est Guy Verhofstadt lui-même qui a dû reprendre les rênes du parti.

Le retour de la N-VA suscite aussi bon nombre de questions: cela signifie-t-il que le gouvernement flamand, que le monde politique flamand, va à nouveau durcir le ton sur le plan communautaire ? Avec d'inévitables retombées pour le gouvernement fédéral.

En tout cas en trois jours, Kris Peeters est parvenu à convaincre quatre partis à se mettre autour de la table et à négocier. Pour rappel, côté francophone, à l'heure qu'il est, on en est encore loin.

(M. Sirlereau)

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