" Under the silver lake", l'OVNI de la compétition

" Under the silver lake”, l’OVNI de la compétition
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" Under the silver lake”, l’OVNI de la compétition - © Tous droits réservés

Il n’y a que deux films américains dans les 21 films en lice pour la Palme d’Or: “Blackkklansman” de Spike Lee et “Under the silver lake” de David Robert Mitchell.

Avec son film précédent, " It follows ", Mitchell avait gagné une réputation internationale en renouvelant les codes du film d’horreur. Son nouveau film, " Sous le lac argenté " a l’apparence d’un " film noir ", mais ce n’est qu’une apparence. Le personnage principal, c’est Sam (Andrew Garfield), sans argent mais sans autre envie que celle de végéter dans son appartement à Los Angeles. Sam couche de temps en temps avec une copine qui vient lui rendre visite entre deux castings, mais son regard est attiré par une charmante voisine blonde, Sarah. Alors qu’il vient de sympathiser avec cette dernière, il constate un matin sa disparition. Sa curiosité piquée au vif, Sam décide de mener l’enquête. Il va aller de surprise en surprise…

En découvrant " Under the silver lake ", on peut s’amuser à repérer les clins d’œil et les références qui sont légion : que ce soit à " Blue Velvet " et " Mulholland Drive " de David Lynch, à " Fenêtre sur cour " et " Vertigo " d’Alfred Hitchcock, mais aussi au dernier film inachevé de Marilyn Monroe… Comme Damien Chazelle avait rendu hommage à Los Angeles ville de cinéma dans " La La land " sur le mode de la comédie musicale, David Robert Mitchell s’amuse à célébrer L.A  ville du mystère et du polar dans " Under the silver lake ". Mais loin de se laisser écraser par ses références, Mitchell les triture et les mélange avec sa culture geek et underground, manifestement très riche…

Le résultat est très personnel, souvent surprenant, parfois très drôle, mais hélas trop long. Le film dure deux heures et quart, soit facilement vingt minutes de trop. Avec ce film inclassable et inégal, Mitchell a peu de chances de figurer au palmarès. Mais il est fort probable qu’à l’image d’un " Donnie Darko " de Richard Kelly, " Under the silver lake " devienne, avec le temps, un film-culte auprès de toute une génération de cinéphiles.

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