"Star Wars, the last Jedi", le retour de Luke Skywalker

Mark Hamill dans "Star Wars, the last Jedi"
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Mark Hamill dans "Star Wars, the last Jedi" - © DR

Star Wars, the last Jedi

Résumer l’intrigue d’un épisode de "Star Wars" est une démarche vaine. Soit on est fan de la saga, et on veut en savoir le moins possible avant de découvrir le nouvel opus, soit on n’est pas fan, et on se moque éperdument des avatars de cet univers créé par George Lucas il y a quarante ans. On peut se contenter de pointer deux lignes de force de "The last Jedi". Primo, le retour de Luke Skywalker, héros de l’épisode originel en 1977, toujours incarné par Mark Hamill. Vieux, fatigué, le Jedi vit désormais en ermite sur une île rocheuse où Rey, jeune rebelle, va le retrouver pour le convaincre de reprendre du service… Secundo, la montée en puissance d’un nouveau "méchant" : Kylo Ren (Adam Driver), déjà présent dans l’épisode précédent, s’affirme de plus en plus comme le successeur de Darth Vader.

Scénariste et réalisateur de ce huitième épisode, Rian Johnson remplit le cahier des charges : comme son prédécesseur J.J. Abrams, il orchestre la rencontre entre les anciens personnages mythiques (Skywalker, la princesse Leia) avec la nouvelle génération des personnages qui vont prendre la relève (Rey – Daisy Riley, Finn – John Boyega…). Il dose savamment les scènes de palabres et les scènes d’action, il invente de nouvelles bestioles amusantes. Mission accomplie : les fans seront sans doute très contents… Et les autres ? Ils continueront sans doute de se gratter le crâne en se demandant comment cette saga quadragénaire qui n’invente plus rien sur le plan cinématographique depuis des lustres et qui exploite inlassablement le même canevas continue de susciter un tel engouement. C’est sans doute ça, le plus grand mystère de "Star Wars" aujourd’hui.

Les conquérantes

Dans un petit village de la Suisse alémanique au début des années 70, poussées par des lointains échos de la révolution sexuelle, les mères au foyer de l’endroit se révoltent pour tenter de décrocher le droit de vote. Que ce droit soit encore un combat dans les années 70 dans un pays civilisé voisin de l’Europe est la principale surprise que procure cette comédie sociale. A part ça, malgré son thème, il n’y a rien de révolutionnaire dans ce film de Petra Volpe, linéaire et terriblement prévisible.

The Party

Janet (Kristin Scott Thomas), sémillante quinquagénaire, vient de décrocher un poste de ministre de la Santé. Elle invite quelques amis chez elle pour fêter sa victoire… Hélas pour elle, la réunion ne tarde pas à se muer en cauchemar, les révélations s’enchaînent et les masques tombent.

Sur ce canevas assez usé, Sally Potter signe un huis-clos qui ressemble à du théâtre filmé. Elle peut heureusement s’appuyer sur un casting de premier ordre (Scott Thomas, Timothy Spall, Patricia Clarkson, Cillian Murphy) pour donner du relief à ce "jeu de la vérité". Mais la montée en puissance de ce psychodrame est un peu bâclée; le film, étrangement trop court (1H15 à peine) laisse le spectateur sur sa faim.

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