Scrutin européen: quand les expatriés préfèrent voter chez nous

 Polonais,  Omri votera dimanche dans un bureau de vote belge, pour des représentants belges au Parlement européen
Polonais, Omri votera dimanche dans un bureau de vote belge, pour des représentants belges au Parlement européen - © JOEL SAGET - AFP

Les uns après les autres, les Européens continuent de choisir leurs représentants. Après le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Irlande, c’est au tour de la République tchèque, de la Lettonie, la Slovaquie et de Malte ce samedi. Chez nous, c’est demain, dimanche, que se tient le scrutin européen : « 3 en 1 », puisqu’il se déroule en même temps que les régionales et les fédérales.

Et les résidents européens en Belgique ont le choix : soit voter dans leur pays d’origine pour des députés européens de leur pays, soit dans un bureau belge, pour élire des représentants belges au Parlement européen. Pour cela, ils devaient s’inscrire sur les listes d’électeurs avant fin février. Un choix qui n’est pas toujours facile,

Omri, polonais, votera en Belgique

Par exemple pour Omri. Polonais, il votera dimanche dans un bureau de vote belge, pour des représentants belges au Parlement européen : « C’est vraiment important de s’impliquer et d’apporter sa contribution là où l’on vit, Bruxelles est ma ville depuis 5 ou 6 ans maintenant. Pour moi c’est important d’avoir un impact ici et de participer à la communauté où je vis. » Omri a également fait le choix de voter dans le collège néerlandophone pour porter sa vision européenne : « Il y a une résurgence du nationalisme et de l’extrême droite en Flandre, et ça m’inquiète. Je veux peser pour une société démocratique ouverte et progressiste, inclusive socialement, où il y a de la tolérance et de la diversité, c’est ce que nous devrions faire partout en Europe. »

Mon vote sera plus utile là-bas qu’ici

Mais pour d’autres les enjeux les plus cruciaux se trouvent en Pologne. « Etant polonais et vu la situation politique dans mon pays, et la teneur du débat européen et le risque en termes d’état de droit et d’euroscepticisme, le risque est beaucoup plus grand en Pologne qu’en Belgique. Mon vote sera donc plus utile là-bas qu’ici ».

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