Samusocial: accrochez-vous au mât, ça va tanguer

Samusocial : accrochez-vous au mât, ça va tanguer
Samusocial : accrochez-vous au mât, ça va tanguer - © Tous droits réservés

La gestion du Samusocial est largement critiquée, la directrice Pascale Peraïta a démissionné. Bruxelles a donc maintenant aussi son affaire.

Désolé pour Publifin et l’ISPPC de Charleroi mais les projecteurs sont désormais sur le Samusocial. L’association qui à Bruxelles apporte une aide d'urgence gratuite aux sans-abris.

Jusqu’ici, il est évident que Bruxelles a été largement épargnée par les affaires.

Au sein du parti socialiste cette divergence commençait même à créer de sérieuses tensions. À Bruxelles, beaucoup en avaient marre d’être ainsi entraînés dans une tourmente qui ne les concernaient pas. Marre de payer, de devoir prendre des mesures de limitations des salaires, et des cumuls pour des affaires à 100% wallonne.

Ceux-là peuvent être consolés, la tourmente les touche bien aujourd’hui.

Ce qui pose problème, c’est surtout le manque de transparence

Oui et ça, comme dans le cas de Publifin, c’est un problème de structure. Le Samusocial est une ASBL, elle est privée. Les règles de contrôle, d’audit, de gestion ne sont pas les mêmes que dans une entreprise publique ou une administration.

Or, le Samusocial est une asbl très politique, l’administratrice-déléguée Pascale Peraïta (qui a démissionné) est la présidente du CPAS de Bruxelles, et est une protégée d’Yvan Mayeur, l’actuel bourgmestre. C’est lui qui a fondé l’ASBL fin des années 90 avec un autre socialiste bruxellois, Alain Hutchinson. Depuis l’ASBL, comme beaucoup d’autres d’ailleurs dans le social, vit essentiellement de subsides publics.

Toute la question est de savoir comment étaient rémunérés les administrateurs…

Une fois encore, comme dans le cas de Publifin, il y a une suspicion que les salaires versés n’étaient pas liés à un travail réel. Et quand des questions sont posées, les réponses sont contradictoires, évasives, ou tout simplement fausses.

Un jour, les administrateurs sont payés au forfait, le lendemain c’est payé au jeton de présence, un jour les réunions ont lieu 10 fois par mois durant 10 mois, le lendemain c’est 12 mois, le tout sans que des PV viennent clairement notifier les présences et les décisions prises.

Et puis, troisième odeur de souffre à la Publifin, il y a la vénalité. Venant d’une ASBL, ce salaire n’entre pas en ligne de compte dans le calcul du plafond maximum de revenus des mandataires. Cela choque de la part d’élus déjà plutôt bien payés.

Opacité, vénalité, deux mots qui vont malheureusement souvent bien ensemble..

Yvan Mayeur, au coeur de la tourmente

Derrière le Samusocial il y a un homme, c’est Yvan Mayeur, le bourgmestre de Bruxelles. Au fond, le Samusocial c’est sa création. Or, avec son style disons plutôt imposant à Bruxelles, il ne s’est pas fait que des amis, au sein même du PS, certains ne lui feront pas de cadeau.

Il se disait même que l’idée d’une commission d’enquête proposée par Ecolo ne déplairait pas à certains socialistes. Yvan Mayeur va devoir s’accrocher au mât, ça va tanguer.

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