Revue de presse : quand le flou et la négation règnent

Les titres à la Une commencent par… Une négation. A la Une, le mot, l’idée, c’est le PAS.

Pas de réouverture, pas de retard, pas de retour à la normale…

Pas de réouverture anticipée, prévient l’Avenir. En tout cas pas pour l’Horeca, qui devra encore patienter jusqu’au 3 juin.

C’est à cette date, explique le quotidien que l’on saura si les cafés, et les restaurants peuvent à nouveau ouvrir. Et ce n’est qu’à ce moment-là que les établissements pourront renouveler leur stock et tout préparer.

La pire crainte du secteur, ce serait évidemment un second confinement…

 

Et à cette crainte, justement, Sud Presse répond.

 

 

 

Pas de deuxième lockdown

La Une de la Capitale est assez peu lisible, mais sur le lot de personnalité affiché en première page, retenez ces deux-là.

Pieter De Crem, qui a livré ce week-end son plan de déconfinement. Et puis l’expert, ou le porte-parole fédéral, Yves Van Laethem qui se déclare pour le coup, assez optimiste.

Deuxième vague de rentrée des classes

Aujourd’hui, de nouveaux élèves vont pouvoir rentrer en classe : 1re et 2e primaire, 1re secondaire, également…

Et pour TOUS, cette fois, la Dernière Heure le déclare : pas de retard. Pas de retard par rapport aux Flamands, écrit le quotidien en Une…

La DH qui explique : les néerlandophones veulent la reprise totale des cours, le 2 juin.

Côté francophone, la ministre l’affirme, "aucune raison que cela se passe différemment "mais, Caroline Désir ajoute aussi : "seulement si c’est possible au niveau sanitaire. Le cadre est commun. Les ministres francophones et flamands se parlent. La gestion, conclut La ministre, doit être fédérale."

Et le télétravail ?

Encore un PAS : pas de retour au travail normal, en tous les cas, pas pour tout le monde et pas tout de suite. C’est ce qui ressort de la Une du Soir. Le télétravail est parti pour durer, dit le quotidien.

Même les employeurs réticents à la pratique ont dû s’y atteler. Et avec le confinement, un CAP a été franchi.

Exemple cité par le Soir, Twitter, le télétravail à temps plein sera possible. Ethias, l’assureur penche pour un mi-temps à domicile. La Région Bruxelloise réfléchit à l’instaurer 1 ou 2 jours semaine. C’est d’ailleurs assez proche de ce qui s’établit dans beaucoup d’entreprises…

Trois jours de travail à la maison, deux au bureau.

Avec tous ces titres, la presse remet un peu d’ordre dans ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas.

Chasser le flou

Le contradictoire sème la confusion, dit la Libre. Exemple ? Nous en connaissons mille des contradictions apparentes. La Libre cite le cas des stages : autorisé pour l’été : oui ! A l’exception des stages sportifs…

C’est pareil, on en a parlé à l’instant, pour l’enseignement où la différence d’approche au Nord et au sud du pays rend la situation un peu confuse.

C’est pareil, encore, au sujet des masques, obligatoire ici, recommandé là-bas, Et facultatif ailleurs.

Pour le commerce, cette incohérence pénalise ceux qui imposent le masque par prudence. Une règle unique, une campagne d’information ciblée permettraient d’éviter ces conséquences injustes.

Bref, pour la Libre, un peu de flou, c’est acceptable et même compréhensible… Mais là, il y en a trop. Cela sème une "confusion inutile et angoissante pour des citoyens qui se débattent déjà dans un océan d’incertitude".

Êtes-vous un super-diffuseur ?

Allez, une info, encore : dans tout cela, le Standaard se penche sur le concept de "super-diffuseur".

Apparemment, dans l’épidémie en cours, les super-diffuseurs jouent un rôle important. Ainsi, une personne porteuse peut à elle seule en contaminer des dizaines. Cela peut sembler catastrophique, mais globalement, explique le Standaard, c’est une bonne nouvelle. Disons que pour contenir l’épidémie, il suffirait d’isoler ces super-diffuseurs.

Toute la difficulté revient évidemment à les identifier, indice presque comique, apparemment, les personnes qui parlent fort émettent plus de particules. Donc pourraient contaminer plus de gens (on en vient presque à sourire en lisant tout cela). D’autant que plusieurs spécialistes tempèrent l’importance de cette étude, il se pourrait bien que nous soyons tous potentiellement des super diffuseurs. Être, au mauvais moment, lorsqu’on est le plus contagieux, au mauvais endroit, en pleine réunion de famille pourrait faire de nous de super vecteurs…

Conclusion, l’étude sur les super diffuseurs est intéressante mais ces conclusions sont plutôt complexes à manipuler. A l’image de la plupart des annonces scientifiques depuis le début de cette crise.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK