Revue de presse : l'agenda du futur

Les journaux ont aujourd’hui des allures d’agenda, avec pour chacun des dates, des échéances ou des prévisions pour le futur.

Les vacances

Le Soir parle déjà vacances, car en Europe, c’est la course aux touristes.

3 juin : ce sera la réouverture des frontières, en Italie. D’autres pays s’activent aussi pour tenter de profiter de cette manne touristique.

Chez nous, la date potentielle pour l’ouverture des frontières, c’est le 8. En Pologne, le 12. En Allemagne, le 15.

L’Espagne, ce sera déjà dans 4 jours… M’enfin, les frontières de la Belgique là ne seront pas encore réouvertes !

Loin, loin, loin, dans ce calendrier, la France, dont la réouverture annoncée est toujours prévue le 30 octobre.

Le Soir annonce un plan tourisme européen. Ce sera pour la fin de la semaine. Si tout va bien. Et on lit alors cette phrase :

On manque encore d’informations sur la manière de pouvoir les vivre ces vacances.

(Bertrand Réau, sociologue dans le Soir)

L’Horeca

Les terrasses, les restaurants, ça, c’est prévu pour la mi-juin, annonce SudPresse.

Ce n’est pas une information officielle. Plutôt l’avis plus ou moins averti d’Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral.

La Dernière Heure préfère ne pas avancer de date précise. A vrai dire, il n’y en a pas encore, juste des pistes, reconnaît le quotidien, qui évoque notamment ceci : " Privilégier les terrasses, pour être à l’air libre."

L’autre agenda, moins réjouissant

Il existe un autre agenda, moins riant : celui des faillites.

Et à ce sujet, l’Echo prévient : un déferlement de faillites prévues pour l’été, que ce soit dans l’événementiel, la culture, ou l’Horeca.

Voilà autant de secteurs qui vont souffrir, ont déjà énormément souffert de la situation. La Banque nationale lance un avertissement : dans la Culture c’est 4 entreprises sur 10 qui craignent pour leur futur, dans l’Horeca, 1 établissement sur 4.

Et ce qui est tout aussi problématique pour tous les autres secteurs qui ont déjà repris des activités, c’est que la demande n’est pas au rendez-vous. Le niveau moyen du chiffre d’affaires reste largement en dessous de la normale.

Pour tenter d’éviter cela, la Banque nationale prévient, il faudra se pencher sur la solvabilité de toutes ces entreprises.

L’agenda des mesures de soutien

Il en faudra, il y en aura. L’Avenir se penche ce matin sur les mesures annoncées pour soutenir les communes.

Parce que oui, une commune aussi peut être en grande difficulté financière. Côté wallon, les pouvoirs publics annoncent plusieurs leviers pour agir. Un allègement des contraintes budgétaires, ça, c’est pour le court terme.

Et puis, pour le futur… Après les mois de vacances, il pourrait aussi y avoir des subventions pour les communes. Mais, en titre, l’Avenir prévient : ce sera donc en septembre.

Reste cette question qui tourne depuis un bon moment dans la tête de chacun… Mais au fond, qui va payer tout cela ?

L’aide aux entreprises, l’allègement en direction des communes ? Bref, ce qui formera demain la dette publique.

Le Monde diplomatique se pose la même question depuis un bon moment déjà : qui va payer la dette publique ?

"Quand c’est la crise, le capitaine en appelle à la solidarité, puis quand la menace s’éloigne, certains continuent d’écouler pendant que les autres recommencent à danser sur le pont.

 

La pandémie va-t-elle provoquer un changement de cap ?

Le Monde diplomatique a consulté quelques économistes, le hic c’est que la crise du moment n’entre pas dans les modèles connus.

Ce n’est pas un choc d’offre. Ce n’est pas une pénurie des facteurs de production. Ce n’est pas un effondrement de la demande. C’est plutôt que les Etats ont décidé de mettre à l’arrêt tout qui produisait quoi que ce soit. Qui va payer ? Le Monde diplomatique développe la question sur 2 pleines pages de colonnes bien serrées. Un peu long à résumer à 6 heures du matin… Mais la piste qui conclut cet article :

Nos dirigeants seront peut-être amenés à choisir des méthodes iconoclastes. A rebours de tous les principes traditionnels. "